16/10/2005

Comment en suis-je arrivé là ?

Le propos de ce blog est de proposer des réflexions sur le shivaïsme du Cachemire, mais aussi sur mon parcours, ou à travers lui (mais ceci n'est pas un journal intime !).
 
Comment donc en suis-je arrivé là ?
Quand j'avais douze ans, ma mère m'a prêté un exemplaire Le zen dans l'art chevaleresque du tir à l'arc. Je n'ai pas compris grand'chose à cette histoire, celle d'un allemand séjournant au Japon. Il y est question de "tirer sans intention de tirer", etc. Mais j'étais fasciné. Ensuite, j'ai lu tout ce que je trouvais sur le zen, les arts martiaux, le yoga... Je lisais Mircéa Eliade, Deshimaru. Surtout, je découvrais Ramana Maharshi et le Dzogchen, à travers une traduction de la Prière de souhaits du Bouddha Primordial Samantabhadra. De fort beaux textes assurément. Contrairement aux textes zen de Deshimaru ou à ceux sur le yoga, ils décrivaient un état de sérénité au-delà de tout effort délibéré. Une sorte de paix naturelle. Un espace qui serait déjà là. Qu'il suffirait de découvrir, de re-connaître, pour recevoir ses bienfaits. Malheureusement, ces textes ne m'offraient que des aperçus fugitifs. Aucune certitude. Au contraire, j'étais certain que seul l'effort et la pratique d'une concentration systématique pourraient "produire" cet état de sérénité limpide, comparée à un ciel vierge de tout nuage. Je m'efforçais donc de "pratiquer" la méditation zen (zazen), le "contrôle du souffle" (prânâyama) et la concentration sur divers supports.
En fait, avec le recul, je me dis que j'étais assez heureux. Du moins, je me berçais d'images exotiques sur les yogins (pratiquants du yoga), les samouraïs, les ninjas, les shamans, etc. Je rêvais de partir, à pied, vers les himalayas. Je pratiquais toutes sortes d'art martiaux, japonais, indiens puis chinois.
Le monde me paraissait alors divisé en deux : les actifs et les contemplatifs. Paradoxalement, le désir d'être un de ces "contemplatifs" me rendait assez actif, voire inquiet. Toujours en quête de nouvelles initiations et de meilleures techniques.
C'est alors que je suis tombé sur le Vijnâna Bhairava Tantra, traduit par Lilian Silburn...

13:55 Écrit par David Dubois dans Anecdotique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tantra, zen, vijnana bhairava |  Facebook |

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