01/11/2005

"Dans la Grande Complétude, rien ne manque !"

De nos jours, les enseignements dzogchen (la "Grande Complétude") donnés par les lamas ressemblent de plus en plus aux émissions du genre "Télé-Achat".
On vous montre un fabuleux aspirateur qui peut tout aspirer d'un seul coup et sans efforts. Intéressé, vous achetez le bidule. C'est alors que vous découvrez que, pour pouvoir faire fonctionner la machine-miracle, il faut tout un tas d'accéssoires et de préparatifs. De fil en aiguille, vous vous retrouvez à dépenser des sommes folles, et à nettoyer votre chez-soi à la petite cuillère.
 
Ici encore, le mieux est peut-être d'apprendre le tibétain.

12:42 Écrit par David Dubois dans Dzogchen | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : dzogchen |  Facebook |

Commentaires

:) J'aime beaucoup la comparaison :)

Écrit par : Sandrine | 01/11/2005

Aspirer... Apprendre le tibétain c'est une chose se dépatouiller avec les textes en est une autre. Là encore on est encore bien dépendant de maîtres ou autres avancés, du moins je parle à mon niveau.
Il est, bien sûr, très agréable de commencer à ressentir par soi-même la teneur ou la précision des enseignements sans aucun filtre parasite. La problématique demeure la capacité et la disponibilité de l'individu, il ne faut pas croire que ça puisse s'apprendre en un claquement de doigts, idem pour le sanskrit. Des Achard, Arguillère et Carré et tous les autres ont bossé copieusement (du moins c'est ce qu'ils avouent dans l'intimité)...

Écrit par : mind | 02/11/2005

Dzogchen ou Chemin oublié... mais retrouvé grace à la Carte bleue J’avais moi aussi remarqué l’aspect "un petit peu", commercial du Dzogchen, mais faut bien faire vivre tout ce petit monde là, et payer pour de belles promesses et déjà une forme de libération pour certains.

Écrit par : Vibrant | 02/11/2005

L'apprentissage du sanskrit est-il graduel ou subit ? Il certes impossible d'échapper à la dépendance dans les faits car, comme nous le dit si bien notre Dalai Lama préférré, "Tout est interdépendent".
Par contre, on peut "Oser penser par soi-même". C'est, à mon sens, un idéal tout à fait utile.
Pour ce qui est du sanskrit, on commence sans jamais finir. En Inde, on parle de 12 ans, comme pour toutes les pratiques. Moi, ça fait 15 ans que je me dépatouille. Mais il est vrai que cette "langue" fait désormais partie de moi. Je lis, non pas simplement pour comprendre un jours, mais plutôt pour le plaisir que cela procure (surtout quand ce sont des textes rarissimes : j'adore la sensation d'explorer une Terre Vierge !).
Mais, même connaître le vocabulaire du Dzogchen est d'une grande aide pour comprendre les traductions, et les comparer (je pense au Tsig Sum Né Deg "Les trois mots qui vont à l'essentiel", de Patrul R.).

Écrit par : anargala | 03/11/2005

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