19/11/2005

Quel rapport entre connaissance discursive et connaissance intuitive ?

Je reprends ici, par commodité, l'échange à propos de la connaissance libératrice commencé il y a quelques jours.
 
En disant que "la Reconnaissance est une pensée", je voulais simplement dire qu'il n'y a pas un gouffre insondable entre la connaissance discursive (par mots et concepts) d'un côté, et la connaissance parfaite, intégrale, de l'autre. Il n'y a que des différences de degrés. En effet, la connaissance intuitive contient en elle-même tous les concepts possibles, mais à l'état subtil. A l'inverse, aucune pensée conceptuelle ne serait possible si elle n'était le prolongement d'une connaissance intuitive, en prise avec l'Etre.
 
Et je suis tout à fait d'accord avec Iboga pour dire que cette intelligence intuitive se dévoile en sa nudité entre deux pensées, deux perceptions, entre l'expiration et l'inspiration, etc. Et cela, même si l'on en a pas conscience ordinairement.
 
La connaissance discursive est le déploiement dans le temps et l'espace de la connaissance éternelle. Car cette dernière précontient en elle-même toutes les connaissances, un peu comme un programme compressé. Connaissance discursive et connaisssance directe sont un seul et même acte de connaissance : la conscience, la Déesse. C'est seulement du point de vue de la connaissance discursive, justement, que ces deux plans peuvent paraître totalement étrangers l'un à l'autre.
 
Shiva choisit de ne connaître que certains aspects de lui-même, grâce aux phonèmes, aux mots et aux phrases, selon son bon plaisir. Et rien n'empêche d'aller des mots à leur sens, puis vers une connaissance de plus en plus intégrale. Les mots ne sont pas une illusion à écarter. Ils sont la manifestation fragementée d'une connaissance unique. A partir d'eux, on peut ainsi remonter jusqu'à la Déesse Parole, jusqu'à la source des mots. C'est du moins ce que propose la Reconnaissance, mais aussi le Bouddhisme Théravâda et l'Advaita védânta de Shankara. On médite d'abord pour calmer le mental, puis on réflechit et enfin on re-trouve cette connaissance absolue qui est depuis toujours le coeur de tous les êtres, juste Ici.

15:10 Écrit par David Dubois dans Reconnaissance | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : pratyabhijna, tantra, yoga, shankara, abhinavagupta |  Facebook |

Commentaires

Paroles, paroles, paroles .... Paroles, paroles, paroles.... Paroles, paroles, paroles.... Que des paroles... Et enfin on re-trouve cette connaissance absolue qui est depuis toujours le coeur de tous les êtres, juste Ici.

C’est très beau tout cela, mais comment on y reste dans cette connaissance absolue ? Tout le monde étale sa culture, dit qu’il suffit de quelque seconde pour connaître l’éveil, décrit la connaissance absolue etc.…

Effectivement vu comme cela nous sommes bien tous des éveillés.

Il me reste donc plus qu’à aller me manger une petite bouse de vache au sperme de maître pour me purifier

Écrit par : Zimpu | 19/11/2005

Est-ce si simple ? D'accord avec Zimpu... Est-ce qu'il est alors suffisant d'avoir posé toute la démarche théorique, de l'avoir malaxée cérébralement après avoir fait le calme mental pour voir le travail de la bétonnière, pour être sorti (ou plongé) d'affaire ?

Écrit par : mind | 20/11/2005

A la fois absolument simple et infiniement compliqué Si la théorie ne change rien, alors ou bien la théorie est fausse, ou bien elle n'a pas été comprise.
Le samsâra est la théorie fausse.
Le nirvâna est la théorie vraie.
Comprendre la théorie est la seule "pratique". Mais cette compréhension doit s'exprimer peu à peu dans tous les domaines. C'est pourquoi la dévotion est nécessaire et le progrès, toujours possible.
Si on a l'impression que la connaissance "absolue" nous quitte, c'est à cause de la présence des conditionnements inconscients, autrement dit du corps. Dès lors, soit on attend la mort, soit on prolonge la compréhension "théorique" dans le corps. Ce qui aboutit à le transformer peu à peu. Mais c'est trés long. En fait, il reste toujours un peu de conditionnement tant qu'on est en vie, puisque le corps EST conditionnement. Personnellement, plus ça va, plus ce "conditionnement" m'apparaît comme l'expression d'une liberté plus grande encore. Mais c'est surtout un pressentiment. Par respect pour tous ceux qui souffrent plus que moi, je ne cherche pas à argumenter là-dessus.
D'autre part, je crois qu'il est normal d'être frappé par la différence entre les moments de "connaissance absolue" et les petites expériences du quotidien. Les deux tendent cetes à se rejoindre, mais jamais complètement. "L'Eveil" comme perfection absolue et permanente d'un être vivant dans un corps est une chimère.

Écrit par : anargala | 20/11/2005

Après la théorie, la pratique. "C’est très beau tout cela, mais comment on y reste dans cette connaissance absolue ?".

D'accord avec Zimpu, la théorie ne suffit pas, elle ne fait qu'indiquer une direction. Mais savoir que l'on est déjà ce que l'on cherche à être et que ce n'est pas une question de faire mais d'être est bien utile.

Pour rester connecter à cette connaissance absolue, il est suffit de perdre la tête. A ce propos, l'approche recommandée par Douglas Harding me semble terriblement efficasse même si c'est loin d'être la seule. Il passe d'ailleurs la semaine prochaine à Paris pour un séminaire (voir http://www.visionsanstete.com/atelier.html).

Écrit par : Iboga | 21/11/2005

Honneteté et responsabilité "Mais c'est surtout un pressentiment. Par respect pour tous ceux qui souffrent plus que moi, je ne cherche pas à argumenter là-dessus." (Anargala).

En quoi partager ses connaissances, idées, et expériences seraient un manque de respect pour ceux qui souffrent ? En tous cas, s'il ne s'agit pas d'une argumentation polémique ou d'imposer ses croyances ?

L'échange de propos sur ces sujets peut au contraire aider ceux qui souffre. J'ai observé de mon coté que cela est même souvent le préalable à d'importantes prises de conscience ammenant des personnes à finalement sortir d'années de souffrance.

En même temps, ces propos génèrent parfois une grande résistance dans l'esprit de ceux qui ne sont pas prêts à l'entendre, mais faut-il ne pas en parler pour autant ? Personne n'est forcé d'écouter cela ou d'y adhérer.

Tu as parfaitement le droit d'exprimer ta vérité, cela s'appelle de la libre expression. C'est aussi une question d'honneteté.

Parler de ce genre de sujet, c'es taller à l'encontre de l'hypnose collective, de la croyance de base en la séparation, qui est justement la croyance racine qui est la cause de cette souffrance et de l'illusion de l'égo.

Tu peux donc t'attendre à de fortes résistances car cela remet en question le sentiment d'identité même. L'ego ressentira cela comme une "attaque" et tant que la croyance en la séparation sera forte, la vie ressemblera à un cauchemar pour beaucoup.

Raison de plus je dirai pour s'exprimer. Il y a seulemlent à le faire avec respect, courtoisie et sans aucun sentiment de supériorité, ce qui serai d'ailleurs en contradiction avec ce qui est exprimé.

J'ai choisi personnellement d'être honnête et sincère tous le temps avec toutes les personnes, parce que le message "Nous sommes tous Un" est non seulement vrai mais sa connaissance nécessaire pour que les choses évoluent et que l'hummanité puisse sortir durablement de la souffrance.

Alors si ceux qui savent se taisent, qui le dira ?

Écrit par : Iboga | 21/11/2005

suite : Honneteté et responsabilité L'honnêteté est de voir à quel point je suis malhonnête, a quel point je suis toujours en train de prétendre, de me jouer un jeu en fonction de ce que je veux paraître. Ma responsabilité n'est que celle là. Et alors là je pourrai m'occupper du monde sans le polluer avec mes distorsions et mes fantasmes ... et deviendrai un écolo de la vie.

Écrit par : mind | 21/11/2005

Conscience, Honneteté et Responsabilité "L'honnêteté est de voir à quel point je suis malhonnête, a quel point je suis toujours en train de prétendre, de me jouer un jeu en fonction de ce que je veux paraître." (Mind)

N'oublions pas que l'honneteté commence par la conscience. Ce jeu dont tu parles est le plus souvent joué insconsciemment. La personne qui le joue veut paraitre parce que déjà elle se prend pour autre chose que ce qu'elle est vraiment. Il y a donc au moins 3 niveaux :
1) Qui je suis vraiment (Dieu).
2) Qui je crois être (le fameux ego)
3) Ce que je veux paraitre parce que je me prends pour 2) alors que je suis 1) et que je l'ai oublié.

Ce que je veux paraitre peut être plus ou moins conscient, si c'est conscient on parlera d'hypocrisie, sinon de schizophrénie.

La première chose est donc de voir clair avec cela, d'être conscient de qui je suis, de ce que je ne suis pas. C'est la phase de conscience, clarté ou connaissance.
Ensuite, d'être honnête avec cela (par rapport à soi et aux autres), c'est la phase de reconnaissance.
Enfin d'en assumer la responsabilité, d'accepter d'en être l'auteur (des pensées, paroles et actes liés à cette connaissance).

Nous ne sommes pas malhonnête à chaque instant, à chaque instant c'est à Nous de décider si nous le sommes ou non.
Comme tu l'écris Mind, si je suis conscient que je suis malhonnête, je ne le suis déjà plus.
A chaque fois que nous sommes conscient, dans l'instant présent, nous ne jouons plus de rôle et nous ne sommes pas malhonnêtes.
Soyons conscient à chaque instant de pour qui nous nous prenons et la vérité pourra alors apparaitre.


"Et alors là je pourrai m'occupper du monde sans le polluer avec mes distorsions et mes fantasmes ... et deviendrai un écolo de la vie."

Il n'y a pas de culpabilité à avoir dans ce processus, seulement de la responsabilité. La culpabilité fait justement partie des caractéristiques de l'ego.
Et avoir un ego n'est pas une erreur ou une anomalie, cela fait partie du processus de la Vie.
Considérer nos distorsions et fantasmes comme des pollutions ne va pas nous aider à les lacher, seulement à les combattre donc à les renforcer.

Écrit par : Iboga | 21/11/2005

AAAhhh l'analyse Iboga, c'est beau de lire comment des propos (qui ne sont même pas siens) peuvent être interprétés à l'infini ! Le monde des idées peut embarquer l'individu dans des trucs incroyables...
Entre ce qu'il comprend, croit comprendre, lit entre les lignes, décortique, déduit, conclut, un processus sans cesse, infini...quelle richesse !!!

Écrit par : mind | 22/11/2005

De l'utilité de la théorie "Iboga, c'est beau de lire comment des propos (qui ne sont même pas siens) peuvent être interprétés à l'infini ! Le monde des idées peut embarquer l'individu dans des trucs incroyables... " (Mind)


C'est par l'expérience que l'on s'approprie les concepts.

Ces idées ne sont qu'une invitation à aller les vérifier. Sinon, comme tu le fais remarquer, on peut se perdre dans l'analyse, ce n'est pas l'expérience des autres qui compte mais la notre.

Il n'est pas question ici de remplacer nos croyances actuelles par de nouvelles croyances supposées meilleures, il s'agit d'une recherche de la véritée, il s'agit d'avoir de connaitre et non de croire.

Comme le suggére Descartes, pour atteindre la vérité, il faut se défaire de toutes les opinions que l'on a reçues et reconstruire de nouveau dés le fondement tous les systèmes de ses connaissances.

Ici, il s'agit de la connaissance de Soi et ce que l'on cherche, c'est à distinguer la réalité de l'illusion.

Pour cela, il suffit retourner le regard vers l'intérieur, juste d'observer notre réalité intérieure à la recherche de la source du "Je".

Et c'est ainsi que l'on découvre qu'il n'existe pas de réalité objective extérieur à Soi mais la réalité Unique et que l'on est cette réalité au-delà des apparences.

Mais ces idées ont également un autre role important, celui de définir un contexte intérieur dans lequel se produise ces expériences, un contexte qui donne une perspective à partir duquel on interprète la signification de ces expériences.
Sinon, ces expériences pourront ne pas être libératrices, elles seront récupérés par l'égo, le système de croyances qui définit "moi" qui seront donc le contexte de ces expériences.
Le philosophe Andrew Cohen a fort bien développé ce propos : la grâce seule ne suffit pas.

Il a fallu plus de 10 ans à Karl Renz pour comprendre qu'il était "Cela" car lorsqu'il a eu son expérience d'éveil, il ne connaissait pas ces idées et n'avait pas d'expérience de la méditation. 10 ans pour intégrer cette expérience et comprendre que cette expérience n'est survenue à personne.

Voilà donc deux des raisons de tous ces discours : arrêter de croire mais connaitre et questionner, et fournir un contexte propice à l'évolution de la conscience.

Écrit par : Iboga | 22/11/2005

La théorie Qu'est-ce que la théorie ? Est-ce un enseignement traditionnel ? Est-ce ce que certains imaginent expérimenter et la description de leur vécu ? Est-ce ce qu'on nous sert en des lieus comme celui-ci ? C'est à dire un mélange d'un peu tout et rien - conscience; advaita, bouddhisme, dzogchen, shivaisme du Cachemire avec un zeste du génial Karl Renz, une goutte de poison Andrew Cohen (qu'on veut nous faire passer pour du mercure inoffensif), un peu de principe philo Ken Wilber, sans oublier notre gentil homme sans tête.
Un chien comme mind ne peut retrouver ses petits dans une telle soupe, pourtant dieu sait s'il aime la soupe !
En fait ce n'est pas une critique c'est l'expression d'une incapacité profonde à suivre le fil dans tout ce maelstrom. La qualité des individus n'est pas mise en doute, mais la pertinence que l'on trouve ici n'est pas pour toutes les intelligences !

Écrit par : mind | 22/11/2005

le mental
Iboga :
"La première chose est donc de voir clair avec cela, d'être conscient de qui je suis, de ce que je ne suis pas. C'est la phase de conscience, clarté ou connaissance."

Un monsieur m’a soufflé que l’on ne peut voir que ce que l’on n’est pas et c’est le seul moyen d’aller vers ce qu’on est.

"Ensuite, d'être honnête avec cela (par rapport à soi et aux autres), c'est la phase de reconnaissance."

Là, on rentre dans un nouveau trip : celui de jouer l'honnêteté par rapport aux autres ; encore donner une image...

"Enfin d'en assumer la responsabilité, d'accepter d'en être l'auteur (des pensées, paroles et actes liés à cette connaissance)."

Pour la question d’accepter d’être l’auteur c’est le mauvais revirement, mieux vaudrait accepter de ne rien être :-))

Nous ne sommes pas malhonnête à chaque instant, à chaque instant c'est à Nous de décider si nous le sommes ou non.
Comme tu l'écris Mind, si je suis conscient que je suis malhonnête, je ne le suis déjà plus.
A chaque fois que nous sommes conscient, dans l'instant présent, nous ne jouons plus de rôle et nous ne sommes pas malhonnêtes.
Soyons conscient à chaque instant de pour qui nous nous prenons et la vérité pourra alors apparaitre.


"Et alors là je pourrai m'occupper du monde sans le polluer avec mes distorsions et mes fantasmes ... et deviendrai un écolo de la vie."

"Il n'y a pas de culpabilité à avoir dans ce processus, seulement de la responsabilité. La culpabilité fait justement partie des caractéristiques de l'ego. "

Qui a parlé d’une quelconque culpabilité à avoir dans l’observation de son comportement, c’est de toute évidence la dernière des choses à suggérer.

"Considérer nos distorsions et fantasmes comme des pollutions ne va pas nous aider à les lacher, seulement à les combattre donc à les renforcer".

Il n'est pas question de "considérer comme" mais de voir où est le problème dans sa vie !

Pour "conclure" voilà ce que l'on fait en permanence : tirer des "conclusions" de ce qu'on l'on croit avoir compris des autres, de la vie, d'un enseignement en en faisant une profonde philosophie, qui, pourquoi pas, devrait mener le monde.

Écrit par : mind | 22/11/2005

Quel rapport entre conscience pure et conscience morale ? Cher amis,

Je crois que se pose là le problème du rapport entre conscience "je" et conscience morale. L'expérience montre que la méditation ou "l'Eveil" ne rendent pas spécialement meilleur.

Pour ma part, je pense qu'aucune position philosophique n'est immunisée contre des récupérations égoïstes, délibérées ou non. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles je ne place aucun espoir dans les gourous.

D'autre part, je constate bien que cultiver la conscience "je" améliore quelque peu ma sensibilité morale, mon empathie. Cependant, cette amélioration est de bien peu de poid face aux attavismes narcissiques...
Ma vanité, comme dit Pascal, va jusqu'à se vanter de n'être pas vaniteux !

Cette conscience "je" est parfaite en elle-même. Mais cela ne fera jamais de moi, de ce moi fait d'espoirs et de craintes, un être parfait.

Écrit par : anargala | 22/11/2005

Continuons à théoriser... "Qu'est-ce que la théorie ?"

C'est un savoir purement mental, un ensemble de concepts et d'idées par opposition à la pratique qui est une connaissance acquise par l'expérience, un savoir appliqué.


Est-ce un enseignement traditionnel ?

Un enseignement reste de la théorie jusqu'à l'application de celui-ci.


"Est-ce ce que certains imaginent expérimenter et la description de leur vécu ?"

Pour toi, la description du vécu des autres restera de la théorie jusqu'à ce que tu ailles vérifier toi-même, et peu importe si les autres ont imaginé ou vraiment vécu ce qu'il raconte.

C'est une autre différence fondamentale entre la théorie et la pratique : quand la pratique est transmise elle devient de la théorie, personne ne peut pratiquer à ta place.


"Est-ce ce qu'on nous sert en des lieus comme celui-ci ?"

Forcément. Même si je parle de mon expérience, dés que quelqu'un d'autre le lit, c'est de la théorie. Mais cela peut aussi résonner avec sa propre expérience. Et dans la mesure où tout le monde sait déjà tout à un niveau profond, l'énoncé théorique de l'expérience de la réalité ultime peut ammener cette expérience à se déclencher. C’est d'ailleurs pour cela que les maîtres enseignent.


"C'est à dire un mélange d'un peu tout et rien - conscience; advaita, bouddhisme, dzogchen, shivaisme du Cachemire avec un zeste du génial Karl Renz, une goutte de poison Andrew Cohen (qu'on veut nous faire passer pour du mercure inoffensif), un peu de principe philo Ken Wilber, sans oublier notre gentil homme sans tête."

Seulement différents angles pour parler de la même chose, pour tenter de faire capter quelque chose qui est très déroutant pour notre entendement habituel.
Sur le site http://nondualite.free.fr/ , tu pourras trouver un bel aperçu de ce dont nous tentons de parler ici.
Concernant Andrew Cohen, il n'est effectivement pas étonnant que certains puissent le considérer comme un poison tant son enseignement est incisif, il nous met face à notre responsabilité. Sa fameuse phrase : "tout le monde veut s'éveiller et personne ne veut changer" est très juste. Si tu n'as pas encore rien lu de lui, je te conseille "Vivre l'éveil", préfacé par le Ken Wilber.


"Un chien comme mind ne peut retrouver ses petits dans une telle soupe, pourtant dieu sait s'il aime la soupe !"

Si le fait d'aborder ce thème par les multiples angles de multiples auteurs te trouble, choisis en un seul. De tout façon, ils disent tous la même chose à leur façon : Dieu est Tout, Dieu est Un, Nous sommes tous Un, Ce que nous sommes vraiment est la seule chose qui existe, etc...


"En fait ce n'est pas une critique c'est l'expression d'une incapacité profonde à suivre le fil dans tout ce maelstrom. La qualité des individus n'est pas mise en doute, mais la pertinence que l'on trouve ici n'est pas pour toutes les intelligences !"

Ne te sous-estime pas. Au début, je ne comprenais rien à ce discours, je croyais que ce type d'expérience et de connaissance était réservé à une élite. Je lisais un article de Karl Renz et j'avais l'impression qu'il y avait des contradictions partout, je me disais : soi il est fou, soi je suis idiot.
En fait, ce n'est pas une question d'intelligence mais d'ouverture d'esprit, la capacité à accueillir de nouvelles idées sans les rejeter a priori parce qu'elles ne collent pas aux croyances du moment. Et aussi un désir profond de connaitre la vérité plutôt que de l'attachement à nos croyances, bref une attitude véritablement scientifique qui ne croit pas mais vérifie, les croyances n'étant plus que des hypothèses (pas d'attachement).
Je te recommande à nouveau http://nondualite.free.fr/ et tu trouveras peut-être un énoncé qui te parlera.


"Un monsieur m’a soufflé que l’on ne peut voir que ce que l’on n’est pas et c’est le seul moyen d’aller vers ce qu’on est."

Exact, on ne peut pas voir ce que l'on est, on peut seulement l'être. Si on voit, on est dans la dualité et donc ce qu'on voit, c'est ce qu'on n'est pas. Mais comme on est Tout, ce que l'on voit, c'est quand même soi que l'on voit (sous la forme d'un aspect particulier transitoire), l'illusion est dans le fait de se voir comme non-Soi.
Dés que l'on tente de parler de l'absolu, les mots ne suffisent plus.


"Là, on rentre dans un nouveau trip : celui de jouer l'honnêteté par rapport aux autres ; encore donner une image...".

L'honnêteté consiste à donner l'image la plus fidèle possible correspondant à ce qui a été observé.


"Pour la question d’accepter d’être l’auteur c’est le mauvais revirement, mieux vaudrait accepter de ne rien être :-))"

Le personnage pour lequel tu te prends n'existe pas mais ce que tu es existe !!! Et c'est lui l'AUTEUR, le réalisateur et l'acteur de ce film qu'on appelle la Vie.


"Qui a parlé d’une quelconque culpabilité à avoir dans l’observation de son comportement, c’est de toute évidence la dernière des choses à suggérer."

Nous sommes bien d'accord. Mais le mot "Polluer" me semblait avoir un caractère péjoratif : un jugement mauvais sur les comportements puisqu'ils pollueraient le monde !


"Il n'est pas question de "considérer comme" mais de voir où est le problème dans sa vie !"

Il n'y a pas de problème dans la vie, c'est seulement une illusion de problème. La vie est parfaite. Comme dit Dieu à Neale Donald Walsch : "Ce à quoi tu résistes persistes".
Le fait de ne pas distinguer la réalité de l'illusion, de prendre l'illusion pour la réalité et la réalité pour de la folie n'est pas un problème mais fait partie du processus. Considérer le fait que nous avons oublié qui nous sommes ne va pas nous le rappeler en général, seulement nous faire souffrir.


"Pour "conclure" voilà ce que l'on fait en permanence : tirer des "conclusions" de ce qu'on l'on croit avoir compris des autres, de la vie, d'un enseignement en en faisant une profonde philosophie, qui, pourquoi pas, devrait mener le monde."

Alors évitons de tirer des conclusions définitives et surtout posons nous des questions. Les questions que l'on se pose sont plus importantes que les réponses qui seront toujours temporaires, incomplètes et approximatives.

Écrit par : Iboga | 22/11/2005

Le rapport est ce que tu choisis d'être "L'expérience montre que la méditation ou "l'Eveil" ne rendent pas spécialement meilleur."

Je dirais ne rend pas forcément meilleur. Le contexte de l'expérience d'éveil est fondamentale. Plus ce contexte est clair et ouvert, plus l'expérience de l'éveil apparaitra pour ce qu'elle est.


"Pour ma part, je pense qu'aucune position philosophique n'est immunisée contre des récupérations égoïstes, délibérées ou non. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles je ne place aucun espoir dans les gourous."

En effet, il vaut bien mieux placer cette espoir en Soi-même.


"D'autre part, je constate bien que cultiver la conscience "je" améliore quelque peu ma sensibilité morale, mon empathie. Cependant, cette amélioration est de bien peu de poid face aux attavismes narcissiques..."

Les résultats p^roduits en développant la conscience du "je" sont d'autant plus conséquent qu'on ne s'attache pas aux résultats (calme, paix, absence de narcissisme, ...).


"Ma vanité, comme dit Pascal, va jusqu'à se vanter de n'être pas vaniteux !"

Certes mais ce n'est pas un problème. Y attacher de l'importance comme quelque chose de grave empêche de le lacher.


"Cette conscience "je" est parfaite en elle-même. Mais cela ne fera jamais de moi, de ce moi fait d'espoirs et de craintes, un être parfait."

Ce "moi" n'est qu'une croyance, tu es le "je" parfait, pas le "moi" imaginaire et imaginairement imparfait qui cherche à être parfait.

Écrit par : Iboga | 23/11/2005

C'est simple ! Manger un gateau au chocolat :rien que cela contient l'univers le lait, la vache, le pres,l'herbe,la terre, l'eau,la lumiere ,le soleil ,a tous moment tout est ! et vous ne le voyez pas .Je suis ce qui est l'absolu qui s'observe

Écrit par : vincent | 11/03/2007

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