28/11/2005

Boires et déboires de la vache ...

Au fond, la plupart de mes billets depuis deux semaines portent sur la question de la connaissance de l'absolu : Est-il connu par lui-même ? par autre chose ? ou encore carrément inconnaissable ? Sur ce même thème, il y a également la question du rapport entre connaissance par concept, et connaissance intuitive, voire inconsciente (je pense à l'influence des "initiations-bénédictions" sur les traces karmiques).
 
Mon approche consiste à m'efforcer de trouver un point de vue dans lequel le plus grand nombre de vérités se trouvent embrassées.
Pour ce faire, je m'appuie sur l'expérience, la raison, et le témoignage de personnes faisant autorité dans ce domaine. Bien sûr, je pense que l'absolu se connait par lui-même, et que la connaissance de l'absolu est elle-même inséparable de l'absolu. Comme ce dernier n'est pas un concept, sa connaissance n'est pas conceptuelle non plus. Néanmoins, je persiste à dire que la pensée est un moyen assez direct pour réveiller en nous cette connaissance. De fait, nous faisons cela tous les jours : Nous utilisons des raisonnements pour arriver à des expériences directes. Par exemple, nous apprenons à jouer du piano en analysant et en raisonnant. Mais, rapidement et sans rupture dramatique, ces opérations mentales complexes deviennent une seconde nature, et le jeu devient "intuitif". De même,  quand on me demande "Passe moi le sel", bien que le sel soit en lui-même innacessible par le mot "sel", je sais très bien aller du mot (la connaissance par concept) à la chose (la connaissance directe, intuitive).
Pour discuter de tout ceci plus en détail, je me propose de m'appuyer sur des extraits de La Doctrine secrète de la Déesse et de La Lumière sur les Tantras, textes traduits et accessibles à tous.
J'ai bien conscience que mes billets paraissent embrouillés. C'est normal : Ce blog essaie d'être une synthèse jamais achevée de plusieurs pensées ("Les Quatre Pattes") qui sont en grande partie incompatibles (voir "Cette bête est-elle viable ?" en marge). De plus, il n'est pas toujours commode de distinguer entre ce que je pense et ce que pense la Reconnaissance sur tel ou tel sujet... 
En outre, je ne suis ni bouddhiste, ni chrétien, ni néo-védântiste. Les pensées sur lesquelles je m'appuie ici ne rentrent adéquatement dans aucune de ces catégories (Longchenpa est trés éloigné de l'orthodoxie bouddhiste, tout comme le Dzogchen dans son ensemble).
 
Enfin, j'aimerais relater quelques anecdotes d'Inde et d'ailleurs. Mais pour cela, il faudrait encore que je scanne quelques clichés. Patience donc... 

10:28 Écrit par David Dubois dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dzogchen, pratyabhijna, tantra |  Facebook |

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