07/12/2005

Encore un problème de famille !

Dans le chapitre 5 de la Doctrine secrète, la princesse instruit son imbécile de mari par une allégorie.
Elle raconte que sa mère est sainte, mais qu'elle-même est tombée accidentellement dans une famille pourrie. Cette famille, ce sont l'intellect (pur mais naïf), le mental (imagination etc.) les sens et le corps. Ces facultés sont, en effet, notre première et notre dernière famille Or, dans le tantrisme non dualiste, ces facultés sont personnifiées par des yoginîs et autres démones lubriques assoiffées de sang frais. Comme dit Bhartrihari : "Nous n'avons consommé aucune chose : ce sont les choses qui nous ont consummé !" 
Mais, une fois reconnues comme étant des manifestations de la conscience, elles procurent tout ce que l'on désire. Cette femme mal mariée souffre donc de pitoyables tourments dans sa belle-famille.
Heureusement,
 
"Ma mère était une femme sainte, pure, immaculée.
Elle était omniprésente comme l'espace et d'essence subtile comme les atomes
Omnisciente sans rien savoir,
Universellement active sans s'activer en rien,
Répandue partout sans avoir de réceptacle,
Support de toutes choses sans avoir de support,
Omniforme et dépourvue de forme,
En relation avec toutes choses et isolée,
Pleine de joie sans se réjouir de rien,
Partout apparente et cependant impossible à connaître par qui que ce soit.
Elle qui n'a eu ni père ni mère a mis au monde des filles semblables à moi, innombrables comme les vagues de la mer...
De mon côté, j'étais en possession d'un grand mantra, ce qui me permettait de demeurer essentiellement identique à ma mère, tout en vivant au milieu de cette famille et en me dévouant à son profit."
 
Puis, sans entrer dans les détails, elle raconte qu'elle a tué tout le monde et retrouvé sa félicité native.
Encore une fois, tout est affaire de compagnie ! Par contre, je me demande ce qu'est ce "grand mantra". Le commentateur a l'air un peu perdu là dessus...

16:21 Écrit par David Dubois dans Reconnaissance | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pratyabhijna |  Facebook |

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