11/12/2005

Qu'elles sont jolies, ces dâkinîs !!!

Durant toute une nuit, des moines déguisés en dâkinîs (sortes de fées) dansèrent autour d'une tente où reposaient les pillules de longue vie que le Lopon allait distribuer à la communauté Bön à la fin des cérémonie.
 
 

12:32 Écrit par David Dubois dans Tantrisme | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : bonpo, tenzin namdak |  Facebook |

Commentaires

COMPILATION Pour provoquer (gentiment) MR vibrant qui dit plus rien.

Et si tout se ramenait aux sensations ???

Trouver le "Je suis" (ce que Karl appelle le Je), et aller au-delà. Evidemment, "personne" ne peut aller au-delà. Cela se fait, c'est tout. Mais "je" ne peut pas lâcher "je", de même que personne ne peut s'envoler en tirant sur ses lacets.
(kadak)

A mon sens, le « Sans nom » se situe en deçà de toute notion. Ni « Soi », ni « non-moi », ni « un » ni « zéro », ni « vide » ni « plein ».
Ceci étant dit, dans cette dimension conceptuelle qui permet cet échange, le "Zéro" et le "Un" ne me semble aucunement s’opposer :
La vacuité (0) me semble permettre de dissiper « une certaine dualité » (2) et ainsi, de révéler une Communion, ce que les bouddhistes appellent « l’interdépendance du tout » (1). En ce sens, c’est deux termes me semblent participer à une même Réalité.
En d’autres termes, le « 0 » permet de dissiper le « 2 » et laisser apparaître le « 1 ». La vacuité permet la plénitude. (aksysmundi)

Car tout est constructions et repose sur les mêmes bases (corps, perception, pensées, VACUITE ,…, etc.), les constructions mentales, le désir, l’impression de libération, la sensation d’être un éveillé, le je je ininterrompue etc. Ce sont des constructions qui SONT le monde. (vibrant)
La dissolution est effectivement au delà, c’est une sortie de la misère, il ne reste rien et pourtant ce n’est pas la mort. C’est comme une fonte en milliard de bulle quantique qui ne se solidifient pas. Il reste « un bonheur sans sensation ….dans la vie courante dès qu’on « veut » quelque chose, dès que l’on savoure, dès que l’on s’attache (même à cet état), en un mot dés que l’on s’approprie quelque chose, on alimente à nouveau sa structure psychophysique, on la reconstruit, elle se solidifie de nouveau. (vibrant)

Le Yogi Milarepa a dit à son disciple Gampopa qu'il lui avait enseigné tout ce qu'il savait, à l'exception d'un secret. Il s'est retourné et a soulevé sa robe pour exposer son derrière. Milarepa a insisté : "vois-tu ?" Gampopa regarda et vit alors une centaine d'épais durillons. Il en fut stupéfait. Milarepa lui dit alors : "voilà comment j'ai atteint l'illumination ; si tu veux l'atteindre, fais le même effort. Ceci est mon dernier enseignement.
"(milarepa)

Pour celui qui médite correctement, il y a un pic dans la douleur (posture de méditation), après lequel (quand il n’a plus cette entité qui ressent la douleur), la sensation lâche, le corps est dans un état de béatitude, refroidi, n’est plus alimenté par les réactions, puisqu’il n’y a plus d’entité qui ne les produises. (vibrant)

Il y a un moment dans le Je suis attentif où toutes les sensations se résorbent d'elles mêmes, disparaissent, toutes lâchent d’un seul coup (soudaine dissolution du corps dans son aspect quantique, une sorte de grande anesthésie consciente).

Quoi qu'il en soit, il me semble que Nagado décrit plutôt un arrêt provisoire de la pensée, du bavardage intérieur. Mais les traces inconscientes demeurent. Ce n'est pas l'arrêt de l'esprit qui débouche sur le parfait Eveil d'un Bouddha.(anargala)

Dans le corps, disons entre les poumons, il y a une sensation particulière qui est celle du MOI, celle qui fait qu'il y a un agissant, un acteur qui aime, déteste, ne supporte plus une douleur par exemple et qui fait agir. C'est elle qui nous permet de survivre (retirer la main du feu par exemple).
Et pourtant…, c'est cette même sensation qui empêche d'atteindre la libération, car seuls ceux qui abandonnent cette sensation se libèrent.
L’abandon de cette dernière, permet de voir la naissance et la mort des autres sensations corporelles et mentales. D'atteindre la dissolution.
Alors il y a un chemin entre laisser sa main sur le feu et abandonner cette sensation de MOI.

Observer confortablement son petit ou son grand Je suis, (ou comme sur un autre site d’observer de belles visions colorées) ne suffit pas à se libérer, si l’on n’agit pas au niveau de toute la structure psychophysique et si l’on n’a pas parfaitement mémorisé tout son schéma corporel.(vibrant le muet)

Écrit par : Nagado | 12/12/2005

rien ne se produit Alors, GAUTAMA concentra sa pensée sur la conscience de tous ces existants et sur toutes leurs expériences. Et il nota que partout, de la naissance à la mort, se retrouvaient la douleur, la souffrance et l'angoisse.
L'illusion de la permanence, l'ignorance de la vraie nature inconsistante et éphémère, provoquait le désir de saisir, de posséder, de garder.
Et il pensa: Croyant que cela est, je le veux; croyant que je suis un Moi substantiel et permanent, je le veux pour moi.
Je souffre d'avoir et de risquer de perdre, je m'angoisse de ne pas avoir, j'ai la douleur d'avoir perdu.
Provisoire, ce plaisir n'est que le masque d'une peine à venir; illusoire, le plaisir que je voudrais avoir est la cause de la peine que je me donne pour l'avoir.
A faux être, faux avoir. De la course enragée entre ce faux être et ce faux avoir résulte la douleur physique et morale.
Ainsi, chaque conscience est travaillée par l'ignorance, par des vues fausses, par la croyance dans une existence qui dure dans son devenir, par le désir de prendre, de retenir et de jouir. Arrivé à ce stade ultime de méditation, GAUTAMA, eut cet éclair de pensée en lequel il s'éveilla à la vérité: "Tout est souffrance, et j'ai découvert ce qu'est la douleur. Maintenant je connais et comprends les causes de l'apparition de la douleur. Connaissant les causes, je peux réaliser la cessation de la douleur.
Je peux reconnaître le chemin qui assure la cessation de la douleur." Telles sont les Quatre Nobles et incontestables Vérités auxquelles aboutit l'effort du Méditant. En ceci consista son éveil (BODHI), l'éclairement de sa pensée, sa découverte fondamentale.

Dans la vie courante dès qu’on « veut » quelque chose, dès que l’on savoure, dès que l’on s’attache (même à cet état), en un mot dés que l’on s’approprie quelque chose, on alimente à nouveau sa structure psychophysique, on la reconstruit, elle se solidifie de nouveau. (vibrant)

Écrit par : Shandha | 13/12/2005

trop dur Désolé shandha, et merci pour ta merveilleuse compassion qui me fait chaud au cœur, mais ce que tu propose est bien trop difficile (hinayana ?), moi aussi je préfère me masturber la tête sur mon éveil, et discuter au bistrot des éveillées.
C’est vrai, quelque part, que ce qui m’attire dans le mahayana ou le shivaïsme, c’est l’aspect on est tous des éveillées, il n’y a rien à chercher, sinon réussir à prouver aux autres que je suis quand même plus éveillé qu’eux. Pas une vie facile ça… je veux devenir gourou, mais je me soigne.

Écrit par : transfuge | 13/12/2005

dissolution Nagado,

Ce n’est pas que je suis muet, mais je pense que cela est inutile et effectivement la dissolution demande des efforts, peu de gens sont conscient comme transfuge.


En posture de méditation, observer la naissance des sensations sur le corps, être attentif, ne pas réagir :
Il ne s’agit en aucune manière de mettre fin aux sensations et encore moins les ignorer, mais de le laisser vivre depuis leurs naissances jusqu'à leurs morts, d’être très attentif à ce qui se passe en nous. La seule sensation à abandonner (en lui laissant vivre ses naissances, ses morts, être très attentif et ne pas "vouloir" ) est celle du moi, la pensée réactionnelle, celle qui fait qu’il y a un agissant potentiel.
Dans le corps, disons entre les poumons, il y a une sensation particulière qui est celle du MOI, celle qui fait qu'il y a un agissant, un acteur qui aime, déteste, ne supporte plus une douleur par exemple et "active le générateur de pensées". C'est elle qui nous permet de survivre…

Écrit par : Vibrant | 14/12/2005

bravo pour ce site Bonsoir Anargala et merci pour l’aspect pieds sur terre de votre site, un vrai travail de recherche.
Au passage y a t’il des personnes qui connaissent d’autres sites ou blogs qui traitent de l’aspect physique, identité et sensations, dissolution, genre posts vibrant, nagado, etc. …
Merci d’avance.

Écrit par : William | 14/12/2005

Bienvenue Vibrant La dissolution est la mort, la mort est le prix de la liberté. Non pas la mort du corps, mais la mort de ce que l'on croit être, prélude à la naissance de l'homme neuf, sans tache, libre, uni pour toujours à ce qu'il a toujours cherché, lui-même.
Lorsqu'il est clairement vu que l'on ne peut rien prendre ni saisir, tout du moins que le bonheur ne peut être ni pris ni saisi, à cet instant même il y a suspension, arrêt. Le désir ultime se révèle être un non désir. Ce non désir n'est pas une absence de quelque chose, mais une présence a nous-même, une plénitude consciente d'elle-même qui disparaît quand on veut la saisir et réapparaît quand on s'y abandonne.
La compréhension invite à un total abandon, un lâcher prise complet de tout ce qu'on pense être, de tout ce qu'on croît être.
Cette absence de nous-même se révèle comme une présence porteuse d'une indescriptible beauté.
Vivre la beauté dans son essence, vivre une plénitude sans objet, là est la fin d'une méditation qui aura vu la mort du moi remplacée par la vie en soi.
La quête du bonheur est la plus normale des quêtes. Le désir de ne pas souffrir est le plus normal des désirs. Mais la destruction corporelle n'apparaît plus comme le vrai remède à la souffrance. Ce qui doit mourir, c'est le faux moi-même, l'idée de soi créé par la pensée, image raffinée conditionnée par l'environnement, la mémoire.

Écrit par : Lama Kiki | 16/12/2005

Pour williams, trouvé sur un autre site, et caution lk
23-11-2005, 13:30:14
assis! pas bouger!
Si cela peut aider quelqu’un.
Lorsqu’il y a une pensée, elle produit une sensation, si je laisse couler cette sensation (en me fixant sur la sensation et non sur la pensée qui l’a produite), cette dernière finira par s’éteindre.
Mais cette sensation a une charge affective (+ aime – déteste), si je me m’occupe de cette charge, (à l’aide des pensées) je suis de nouveau entraîné. Comment s’en sortir ? En annulant la charge par un entraînement à l’équanimité, la méditation consiste alors à ne pas réagir à la charge. (Abandon).

La sensation du moi intervient alors, cette sensation a une très puissante charge affective (+ plaisir - douleur), si je me m’occupe de cette charge, (à l’aide des pensées) je suis de nouveau entraîné. Comment s’en sortir ? En annulant la charge par un entraînement à l’équanimité, la méditation consiste alors à ne pas réagir à la charge. (Abandon du moi).

Petit a petit je m’entraîne a voir le moment où naissent les sensations, leur vie, leur mort, on peut dire que je suis fixé au présent sur mes sensations, je ne refuse pas les pensées, mais s’il y a une pensée elle produit une sensation, si je laisse couler cette sensation (en me fix….

Retourne me dissoudre…


bébé dragon

Écrit par : un surfeur | 20/12/2005

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