11/01/2006

Retour chez les Bönpos

Aprés Tso Péma, je me suis rendu au monastère bönpo de Dolanji. Dans cette vallée assez isolée vit une bonne partie de la communauté Bönpo en exile. Y réside le chef suprême de l'école, Lungtok Tenpai Nyima, avec une bonne centaine de moines. Les bâtiments sont neufs, avec des troquets, une petite boutique et même un café intenet, trés apprécié des jeunes moines. Il y a aussi un terrain de basquet, une boutique religieuse et une vaste "guest house". La nourriture est gratuite, mais chaque repas est identique : soupe aux nouilles (sans oeufs). Quand j'y étais, il y avait des Russes, des Polonais, des Américains et une Sud-africaines. Ce cliché est pris depuis la terrasse où je logais.

17:47 Écrit par David Dubois dans Anecdotique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bonpo, menri |  Facebook |

Commentaires

Dolanji : Haut lieu de la religion Bön Combien de temps êtes-vous resté à Dolanji ?
Qu'en avez-vous perçu ?
Bien cordialement,
Martine

Écrit par : Martine | 22/05/2007

Dolanji : Haut lieu de la tradion Bön Merci de m'en dire plus sur votre séjour à Dolanji.
Qu'en avez-vous perçu : je viens de rentrer et j'aimerai échanger
Bien cordialement,
Martine



Écrit par : Martine | 22/05/2007

Des Böns et des moins böns Je ne me suis pas attardé à Dolanji. Je n'y ai vécu que trois semaines. Les moines étaient occupés par leurs études, et puis je ne suis pas bön. Mais j'ai trouvé l'accueil cordial. J'ai pu discuter avec des Russes et des Américains. La maison d'hôtes est confortable et pas trop chère, avec une jolie vue sur la vallée et le monastère des nonnes qui se trouve juste en face.
Les moines m'ont paru plutôt jeunes et attirés par l'Occident. Dès le premier jour, j'ai été assailli de questions sur le foot, l'internet et même le rap, par des moinillons à casquette, pas trés différents des "jeunes" du 93. Il y a eu une initiation, la communauté bön de la vallée s'est rassemblée, assez aisée par rapport aux Indiens du coin.
L'abbé m'a aussi acceuilli poliement, avec l'assistance d'un moine français fort sympathique. Bref, rien de trés différent des autres monastères tibétains que j'ai pu visiter.
Pourquoi ne suis-je pas resté ? Parce que je souhaitais avant-tout dialoguer avec l'abbé ou d'autres sur la reconnaissance de la nature de l'esprit, et que cela n'était manifestement pas possible. L'abbé m'a conseillé de réciter des mantras, pour me purifier. De ce point de vue donc, il m'a semblé moins ouvert, plus tendu que d'autres Tibétains (que Tenzin Namdak, par exemple), et surtout que les Indiens, nettement plus abordables. Ramana Maharishi n'a jamais mis de conditions à la reconnaissance de soi. C'étais plutôt les gens de son entourage qui rechignaient à parler du Soi, préoccupés qu'ils étaient de questions de visions, de mantras et autres sujets occultes !
J'ai donc profité de ce lieu, mais je n'en ai guère tiré profit sur le plan de la connaissance du dzogchen.
Et vous ?

Écrit par : anargala | 24/05/2007

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