08/02/2006

La Cité de la Connaissance

Revenons à présent à la Doctrine secrète de la Déesse Tripurâ (traduction Michel Hulin, Fayard, 1979). La Doctrine est, rappelons le, un exposé de la philosophie de la Reconnaissance à travers des récits emboités les uns dans les autres. Avec le Vijnâna Bhairava, c'est sans doute l'une des oeuvres les plus attachantes du Shivaïsme cachemirien.

 

Dans le chapitre précédent, la princesse avait mené le prince à la révélation du Soi - définit par défaut comme ce qui ne peut absolument pas être connu sur le mode du "ceci". Le Soi n'est pas une chose - fut-elle subtile - mais plutôt cette Lumière en laquelle toutes choses apparaissent.

 

A présent, dans le chapitre X, nous  retrouvons le prince, désireux de se retirer du monde : en effet, il a compris que rien - aucune situation, aucune personne - ne peuvent lui procurer cette paix qui est le Soi. Il reste donc à l'écart, les yeux fermés.

 

La princesse vient le voir, et lui explique, "avec un léger sourire", ceci :

"Cher époux, il semble que le domaine de la suprême pureté demeure inconnu de toi (...) Tout ce que tu as appris jusqu'ici ne vaut pratiquement rien. Ce n'est pas l'ouverture ou la fermeture des yeux qui permet de contempler la Plénitude. Ce n'est pas en faisant quelque chose, ou en t'en abstenant, que tu l'obtiendras. (...) Comment considérer comme absolu un état dont l'accès serait conditionné par la fermeture des yeux, un déplacement ou une activité quelconque ? (...) Dis-moi, comment l'élévation de ces paupières larges comme le doigt pourrait cacher cette conscience dans l'immensité de laquelle les milliards d'univers sont comme égarés ?"

 

Sur ce, la princesse entreprend de dénouer les "noeuds" qui empêchent encore le prince de goûter la parfaite plénitude. Car tout est Apparence - le pur et simple fait d'apparaître. Et toute pensée, parole et représentation est Conscience. L'état sans pensées est Apparence - pure lumière -, l'état avec-pensée l'est aussi. Si l'Apparence cessait, tout cesserait. Les pensées, etc. ne peuvent voiler cette Lumière car, si elle venait à être voilée, les pensées ne pourraient apparaître ! Comme cette Lumière n'est rien de particulier, nous sommes tous un seul et même Sujet connaissant. Celui qui écrit ces lignes et celui qui les lit, sont simplement deux manières différentes dont l'Apparence  se connaît elle-même. Cette Apparence est Dieu, et cette connaissance - pure conscience - est la Déesse installée dans tous les coeurs. Ainsi, chaque perception, chaque pensée, chaque réaction est un acte d'amour entre la Déesse et le Dieu.

 

"Cesse donc de chercher à atteindre ce dommaine en fermant les yeux ! Il est ta nature propre elle-même. Il est l'indépassable conscience absolue. Il est la surface du grand miroir où vient se reflèter le cours du monde dans toute sa diversité. Indique-moi quand, où et sous quel aspect il n'existe pas !

Si tu en venais à dire que sous telle forme, en tel lieu, à tel instant cette conscience propre n'existe pas, alors cette forme, ce lieu, cet instant seront (aussi inexistant que) le fils d'une femme stérile. Sans le miroir, aucun reflet ne peut exister. De même, si l'on élimine cette (conscience), plus rien au monde ne subsiste. (...) Cher époux, où donc est-elle absente cette vaste conscience éclatante comme l'incendie de la fin du monde ? Elle rend semblable à elle-même (en le consumant) le combustible accumulé de nos mille et une pensées. Pour celui qui a connu cette suprême Réalité il ne reste absolument plus rien à faire. Débarasse-toi de ce noeud implanté en toi et consistant à croire qu'" il faut d'abord contrôler (l'activité mentale) pour voir ". Dénoue aussi cet autre noeud, bien serré, en forme de "je ne suis pas cela". Contemple alors le Soi partout présent et débordant de félicité. Vois l'univers entier reflété dans le Soi, comme en un miroir."

 

Aprés cela, nous dit-on encore, la connaissance du Soi se propagea comme une trainée de poudre dans toute la cité où vivait ce couple royal, si bien que la cité devint la "Cité de la Connaissance". La "Cité", c'est Dieu, c'est l'univers. La "Connaissance", c'est la Déesse, la conscience. Car l'histoire de l'univers, c'est l'histoire de Dieu et de la Déesse se séparant pour mieux se réunir. Cette parfaite fusion est-elle, du moins, le point vers lequel tendent l'univers et la vie.

 

21:55 Écrit par David Dubois dans Reconnaissance | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : pratyabhijna, deesse |  Facebook |

Commentaires

tendre vers N'étant pas versé dans la connaissance de l'approche shivaite, il est vrai que la simple lecture de ce texte porte vers la reintégration. Cet aspect sans efforts et sans vouloir obtenir rappelle véritablement le rdzogs pa chen po, au point que l'on peut se demander si, malgré une formulation diférente, il n'y a pas une origine véritablement commune.

Écrit par : mind | 09/02/2006

BOF Anargala vous aussi, vous tombez en plein dans le piège de l'incomplétude du symbolique en évitant que ses symboles désignent directement une chose à symboliser, votre texte refuse l'idée de représentation triviale.

Dans la perspective d'élaborer une théorie du sujet le problème vient de ce que l'on ne peut assigner au soi de place objective : il est comme une activité opératoire permanente sans localisation possible.

Or une théorie dans laquelle tout est objectivé a par avance occupée toutes les places en occultant la fonction de l'absence.
Exemple :
1) réduction de la complexité - les termes apparence, lumière, conscience semble être identique, je les remplaces par conscience (veuillez me corriger si ce n’est pas le cas, sinon il reste à définir ce qu’est apparence et ce qu’est lumière et ne pas les remplacer par conscience)
2) votre texte deviens : (l’activité opératoire permanente est ici la conscience)

La princesse vient le voir, et lui explique, "avec un léger sourire", ceci :
"Cher époux, il semble que le domaine de la suprême pureté demeure inconnu de toi (...) Tout ce que tu as appris jusqu'ici ne vaut pratiquement rien. Ce n'est pas l'ouverture ou la fermeture des yeux qui permet de contempler la Plénitude. Ce n'est pas en faisant quelque chose, ou en t'en abstenant, que tu l'obtiendras. (...) Comment considérer comme absolu un état dont l'accès serait conditionné par la fermeture des yeux, un déplacement ou une activité quelconque ? (...) Dis-moi, comment l'élévation de ces paupières larges comme le doigt pourrait cacher cette conscience dans l'immensité de laquelle les milliards d'univers sont comme égarés ?"

Sur ce, la princesse entreprend de dénouer les "noeuds" qui empêchent encore le prince de goûter la parfaite plénitude. Car tout est Conscience - le pur et simple fait d'apparaître. Et toute pensée, parole et représentation est Conscience. L'état sans pensées est Conscience - pure conscience -, l'état avec-pensée l'est aussi. Si l'Conscience cessait, tout cesserait. Les pensées, etc. ne peuvent voiler cette Conscience car, si elle venait à être voilée, les pensées ne pourraient apparaître ! Comme cette Conscience n'est rien de particulier, nous sommes tous un seul et même Sujet connaissant. Celui qui écrit ces lignes et celui qui les lit, sont simplement deux manières différentes dont l'Conscience se connaît elle-même. Cette Conscience est Dieu, et cette connaissance - pure conscience - est la Déesse installée dans tous les coeurs. Ainsi, chaque perception, chaque pensée, chaque réaction est un acte d'amour entre la Déesse et le Dieu.

"Cesse donc de chercher à atteindre ce dommaine en fermant les yeux ! Il est ta nature propre elle-même. Il est l'indépassable conscience absolue. Il est la surface du grand miroir où vient se reflèter le cours du monde dans toute sa diversité. Indique-moi quand, où et sous quel aspect il n'existe pas !
Si tu en venais à dire que sous telle forme, en tel lieu, à tel instant cette conscience propre n'existe pas, alors cette forme, ce lieu, cet instant seront (aussi inexistant que) le fils d'une femme stérile. Sans le miroir, aucun reflet ne peut exister. De même, si l'on élimine cette (conscience), plus rien au monde ne subsiste. (...) Cher époux, où donc est-elle absente cette vaste conscience éclatante comme l'incendie de la fin du monde ? Elle rend semblable à elle-même (en le consumant) le combustible accumulé de nos mille et une pensées. Pour celui qui a connu cette suprême Réalité il ne reste absolument plus rien à faire. Débarasse-toi de ce noeud implanté en toi et consistant à croire qu'" il faut d'abord contrôler (l'activité mentale) pour voir ". Dénoue aussi cet autre noeud, bien serré, en forme de "je ne suis pas cela". Contemple alors le Soi partout présent et débordant de félicité. Vois l'univers entier reflété dans le Soi, comme en un miroir."

3)Votre texte deviens :
(l’activité opératoire permanente est ici l’avidité pour attraction, envie, désir, etc…)

….
Sur ce, la princesse entreprend de dénouer les "noeuds" qui empêchent encore le prince de goûter la parfaite plénitude. Car tout est Avidité - le pur et simple fait d'apparaître. Et toute pensée, parole et représentation est Avidité. L'état sans pensées est Avidité - pure avidité -, l'état avec-pensée l'est aussi. Si l'Avidité cessait, tout cesserait. Les pensées, etc. ne peuvent voiler cette Avidité car, si elle venait à être voilée, les pensées ne pourraient apparaître ! Comme cette Avidité n'est rien de particulier, nous sommes tous un seul et même Sujet connaissant. Celui qui écrit ces lignes et celui qui les lit, sont simplement deux manières différentes dont l'Avidité se connaît elle-même. Cette Avidité est Dieu, et cette connaissance - pure avidité - est la Déesse installée dans tous les coeurs. Ainsi, chaque perception, chaque pensée, chaque réaction est un acte d'amour entre la Déesse et le Dieu.

"Cesse donc de chercher à atteindre ce dommaine en fermant les yeux ! Il est ta nature propre elle-même. Il est l'indépassable avidité absolue. Il est la surface du grand miroir où vient se reflèter le cours du monde dans toute sa diversité. Indique-moi quand, où et sous quel aspect elle n'existe pas !
Si tu en venais à dire que sous telle forme, en tel lieu, à tel instant cette avidité propre n'existe pas, alors cette forme, ce lieu, cet instant seront (aussi inexistant que) le fils d'une femme stérile. Sans le miroir, aucun reflet ne peut exister. De même, si l'on élimine cette (avidité), plus rien au monde ne subsiste. (...) Cher époux, où donc est-elle absente cette vaste avidité éclatante comme l'incendie de la fin du monde ? Elle rend semblable à elle-même (en le consumant) le combustible accumulé de nos mille et une pensées. Pour celui qui a connu cette suprême Réalité il ne reste absolument plus rien à faire. Débarasse-toi de ce noeud implanté en toi et consistant à croire qu'" il faut d'abord contrôler (l'activité mentale) pour voir ". Dénoue aussi cet autre noeud, bien serré, en forme de "je ne suis pas cela". Contemple alors le Soi partout présent et débordant de félicité. Vois l'univers entier reflété dans le Soi, comme en un miroir."


En 3 minutes avec word, sans aucun artifice, je vous laisse imaginer les résultats dans les

Écrit par : Patric REGAMEY | 09/02/2006

fausse manoeuvre En 3 minutes avec word, sans aucun artifice, je vous laisse imaginer les résultats dans les mains d’un gourou manipulateur…….comme vous pouvez le constater le mot avidité ne conviens pas car contrairement au soi, il a une place objective, une désignation triviale.
Il faut donc des mots comme DIEU, L’Eternel, SHIVA etc.
A ce moment là, en utilisant ce stratagème vous aurez toujours raison….car tout est objectivé par avance.

Écrit par : regamey | 09/02/2006

bulubulubulu Monsieur Regamey, vous feriez mieux de lire Wittgenstein: le langage pointe uniquement vers lui-même, il est donc, au mieux, symbolique (en gros)

Écrit par : Henri Lecomte | 09/02/2006

tout à fait d'accord cher henri lecomte,
C'est bien ce que j'affirme. ..

Écrit par : regamey | 09/02/2006

lubulubulubu Tout symbolique qu'il soit, il semble pouvoir aider à provoquer des processus nerveux conduisant à la compréhension des phénomènes. Ce dont on ne peut parler il faut le taire certes, mais la plupart des écrits "mystiques inspirés", sont plus de l'ordre de la poésie que de la philosophie systémique. D'où l'abondance de termes en apparence semblables, lumière conscience etc, dont les différences visent à pointer en faisceau dans une même direction, vers du totalement indéfinissable par des mots (un objet est lui vaguement définissable)

Écrit par : Henri Lecomte | 09/02/2006

la plus grande erreur "vers du totalement indéfinissable par des mots "

Les chenilles sont le soi !
Toutes les chenilles......, vouloir dire que ce que font les chenilles n'est pas le soi, est une erreur...
Refuser les chenilles, les juger, est la pire des dualités, c'est refuser le soi.
Anargala au moins, n'est pas tombé dans cette erreur.

Écrit par : martin | 09/02/2006

Oui, sus à la police ! (de caractères, dois-je préciser) La police de caractères du blog est petite, mais surtout elle est blanche sur fond orange strié. Les yeux se fatiguent à force de scruter les caractères blanc peu contrastés. En revanche dans la colonne menu de droite le noir sur fond beige est plus lisible.
Ma suggestion: si cela ne risque pas de faire disparaître les messages précédents ou d'altérer l'ensemble, est-il possible de proposer une présentation plus économe de nos yeux, du style caractères noirs sur fond clair ?
Pardonnez cette approche directe, j'aurais sans doute dû formuler cela de manière plus délicate, voire polie. Et si ce n'est pas possible : et bien je continuerai quand même à lire la Vache Cosmique sans me plaindre cette fois.

Écrit par : Im | 09/02/2006

Caractères et symbolique Salut Im,

En effet c'est un peu petit les caractères, mais normalement les navigateurs permettent d'agrandir la présentation du texte, et en plus, si on se met en écran 800x600, ça passe nettement mieux.
C'est trop joli le blanc sur le marron, je veux pas qu'on change, moi.
Pis faudrait voir à faire moins poli, un peu plus et tu vas te ramener en rampant lol

Sinon l'objection de Patric Regamey est intéressante, mais pour qu'elle soit fondée, il faudrait revenir aux termes sanscrits. Cependant elle soulève quand même pertinemment la problématique de la représentation de l'absolu.

Ca rappelle le terme mahamudra, qui peut se traduire, entre autres, par "grand symbole", étant sous-entendu que l'absolu est symbole de lui-même. Ca rappelle aussi comment Tilopa a supposément cette problématique, par une claque de sa sandale sur la joue de Naropa.

Ca rappelle une définition de Dieu qui n'en est pas une :
Dhou n-Noun-al-Masri (Que Dieu l'agrée) a dit :

"Quoi que tu imagines dans ton esprit,
Dieu est différent de cela"

Cependant, le souvenir de cet absolu nous habite tous, puisque nous y avons été unis avant de ne croire que ce que la dualité place devant nous, et ce souvenir, une histoire, une poésie, des mots, un parfum ou encore une mélodie, et même une météorite peuvent l'évoquer.

Lumière qui n'est point lumière,
Conscience qui n'est point conscience,
Absolu qui n'est point absolu,
et pourtant ....

L'histoire elle-même, la princesse assurée et de bonne naissance, sa bienveillance envers son idiot de mari, les efforts maladroits de ce dernier, n'y a-t-il pas là un mudra pour les écoutants ??

Pour conclure, ô combien est juste la remarque de Martin, il vaut mieux traiter avec les chenilles de face, si on peut, les accueillir, plutôt que de s'en isoler. Je me joins à lui pour féliciter Anargala de sa décision d'aller de l'avant, poils aux dents.

Écrit par : Tenryu | 09/02/2006

Errata Lire "Tilopa a supposément résolu cette problématique"
au lieu de "Tilopa a supposément cette problématique"

Écrit par : Tenryu | 09/02/2006

pour im im, quand je clique sur bouddhisme info, j'ai rien.
" Refuser les chenilles, les juger, est la pire des dualités, c'est refuser le soi."alors bienvenue au chenilles c'est vrai que l'on ne peut pas avoir un discours pour ce qui nous plait et un autre pour ce qu'il ne nous plait pas, et si les chenilles s'exprimes, c'est que c'est une manifestation du soi, dont les vérités, nous sont en fonction des elements que nous possedons peut etre pas accessibles, que nous ne pouvons pas comprendre pour le moment. la nature ne fait rien au hazard et je trouve que les chenilles devrai aimer aussi gibhillini, car elle aussi est le soi

Écrit par : lili | 09/02/2006

quoi qui s'passe ? Bonjour Im,
Le forum B&D est sous les verrous, qu'a-t-il fait ?
;-)

Écrit par : mind | 10/02/2006

à Lili & à mind Pardonnez-moi, Arnagala, de répondre sur cet espace dédié à la Vache Cosmique aux deux questions de Lili et mind. Ce n'est peut-être pas très poli de m apart. J'ajouterai un point spécifique à votre attention à la fin de ce commentaire.

Lili : vous n'obtenez pas l'ouverture de ces pages web en cliquant sur bouddhisme info car l'adresse du site est http://bouddhismes.info (bouddhismes ici prend un s, je reconnais que celà peut être troublant).

mind, merci de votre intérêt et de vos suggestions de site toujours bienvenues (elles seront encore actualisées à l'avenir grâce à un lien de type formulaire) pour le forum bouddhismes & dépendance, il est en effet verrouillé car nous avions raisonnablement évoqué la question, envisagé les problématiques, et écouté les arguments depuis près d'un an. Il était temps de sceller les fils de discussion pour les offrir en archives aux internautes avant que la dilution des contenus ne s'opère progressivement dans la socialisation amicale de type "chat". Enfin un dsiciple d'une école de la terre pure était venu apporté son témoignage, proposant à chacun un véritable cas d'école sur le thème bouddhisme et dépendance, une sorte d'évidence in vivo. Il n'y avait plus grand chose à ajouter, la démonstration d'une possible dimension addictive était là, palpable, sensible, nuancée et complexe mieux qu'un long discours. J'ai perçu que nous ne ferions pas mieux que cette présentation, et que celle-ci pouvait donc conclure nos travaux par son cas pratique en somme.
Les archives sont donc en ligne : http://bouddhismes.forumactif.com

J'ajoute à l'attention d'Arnagala qui a eu je crois des commentaires indésirables sur ce très beau blog, et qui me souhaitait gentiment "bon courage" que j'ai eu aussi quelques péripéties, assez rares au demeurant en cours de forum, elles se sont heureusement résorbées assez tôt. Un participant que j'avais banni sans doute un peu promptement l'avait très mal pris et m'a envoyé des e mails privés de menace, comportant plusieurs menaces précises de coups et blessure, de viol et de meurtre à mon attention. Des formules comme "puissent tous les démons de l'himalaya exaucer mes prières !" et "vive les crimes rituels !" ponctuant ses menaces. Ce participant participe à l'occasion à des réunions d'un groupe qui est connu pour vénérer Dordjé Shugden. Vu d'ici cela peut prêter à sourire, mais dans la situation c'est tout à fait désagréable. Je comprends donc qu'Arnagala ait recouru à l'anonymat, car j'ai dû moi aussi l'adopter après cet incident. Auparavant j'écrivais sous mon nom, et il y avait ma photo sur chacun de mes posts.
D'autres webmestres qui tiennent des forums bouddhistes, par exemple, m'ont confirmé cette nécessité. Eux aussi présentaient au départ leur identité, avec par exemple leur e mail en ligne, et ont dû adopter la discrétion lorsqu'ils ont rencontré des menaces ou des messages indésirables, par exemple de personne en difficulté psychiatrique ou en déséquilibre émotionnel.
Un conseil qui m'avait alors été donné était, outre la discrétion, de laisser dire.
J'ajouterai à l'attention d'Arnagala et afin d'exprimer mon amical soutien à son initiative bienvenue de blog : "les chiens aboient, la caravane passe."

Écrit par : Im | 10/02/2006

Design Merci pour vos encouragements.
Le problème de ce blog est, entre autres choses, que l'on ne peut ajuster la tailler des caractères : ils sont soit minuscules, soit énormes. En revanche, je peux changer le design, pour avoir des caractères noirs sur fond blanc qui, comme l'a fait remarquer Im, sont tout de même plus lisibles.

Écrit par : anargala | 10/02/2006

la police (de caractères) Il faut aller dans le menu "design". Là il faut cliquer sur "éditer le design". En descendant, tu trouvera un texte qui commence par .post_content
Il suffit de changer les valeurs à l'intérieur, et mettre par exemple ceci.

color : #FFFFFF;
font-family : Arial;
font-size: 14px;
font-weight: normal;

Si tu veux que les lettres soient plus petites que 14, tu peux mettre 12 ou 13.

Écrit par : flo | 10/02/2006

Multiponses à prises multiples Monsieur Regamey :
Si je vous ai bien compris, vous nous faites remarquer qu'il est impossible d'objectiver le Soi, même si, en réalité, il n'est pas un objet. On ne peut l'indiquer en disant "ceci". Nous sommes tous d'accord sur ce point.
Mais, comme le fait remarquer Abhinavagupta "lorsqu'on parle du Soi, il est impossible de ne pas l'objectiver". Il faut accepter cette illusion due au langage, qui est la conscience elle-même. Les mots sont nos ministres; nous sommes le roi. Et puis, comme dit le Madhyamika "pour atteindre la vérité absolue, il faut prendre appui sur les vérités conventionnelles", dont le langage.
Plus profondément peut être, votre transformation de cet extrait sonnerait sans doute assez juste aux oreilles d''Abhinavagupta. En effet, tout est le Soi. Par conséquent, tous les noms lui conviennent. Il est Apparence, mais Effroi (bhîru), etc. Avidité est plutôt un nom de la Déesse, Avidité (mahârucî, mahâlobhâ). Cela se trouve dans les tantras. La conscience, en effet, est insatiable. Elle "dévore" tout les phénomènes en les identifiant à elle-même. Elle les façonne et les englouti. Elle est Kâlî, pleine de toutes les choses et pourtant toujours fine de sa taille, pleine et vide à la fois.

M. Lecomte:
La philosophie de la Reconnaissance est une philosophie, et non pas un simple discours "inspiré". A ce titre, la comprendre et la pratiquer n'est pas toujours aisé. De toute les manières, ce n'est qu'une des voies possibles vers le Soi indiquées dans le Vijnâna Bhairava.

Tenryu :
Oui, il faudrait revenir aux termes sanskrits. Je vais rédiger un billet récapitulant le sens du couple fondamental Apparence (prakâsha) et conscience (vimarsha). Malheureusement, je n'ai guère de temps en ce moment ! Patience donc, et mérite !
En tous cas, le Soi est toujours accessible, disponible : "Je".

Écrit par : anargala | 10/02/2006

nouvelle présentation Bravo pour le nouveau style !!
Une extraordinaire gestion de crise, la qualité et le sang froid d’anargala sont remarquables.
Le même type d’attaque que le site de Florence Ghibellini, mais là ou le coté très malsain de cette dernière, qui fantasme sur la traversée des murs et les démons l’a finalement entraîné dans le néant (son site est mort, les réponses des commentateur filtrés, choisis, donc au final sans intérêt), le site d’anargala lui s’en trouve magnifié et de nouveaux intervenants intéressants sont apparus. Chapeau !
Tenryu suite à mon précèdent post, Je vous remercie pour votre sang froid et votre sincérité.

Écrit par : mohamed | 10/02/2006

problème de police (maroc) Bravo pour le nouveau style !!
Une extraordinaire gestion de crise, la qualité et le sang froid d anargala sont remarquables.
Le même type d attaque que le site de Florence Ghibellini, mais là ou le coté très malsain de cette dernière, qui fantasme sur la traversé des murs et les démons l a finalement entraîné dans le néant (son site est mort, les réponses des commentateur filtrés, choisis, donc au final sans intérêt), le site d anargala lui s en trouve magnifié et de nouveaux intervenants intéressants sont apparus. Chapeau !
Tenryu suite à mon précèdent post, Je remercie tenu pour son sang froid et votre sincérité.

Écrit par : mohamed | 10/02/2006

bruits de fond je suis un nouvel intervenant et j'apprécie aussi le site de florence.

C'est la différence qui est intéressante, florence parle a partir de son expérience et cela mérite a mon avis d'etre respecté, meme si ce qu'elle dit peut surprendre.
Je manage un forum sur le bouddhisme et a un moment certains sont partis parce que la liberté de tons et de propos les dérangeait.
A d'autres en tant que moderateur j'ai été pris a partie comme l'a vécu IM par des fous furieux persuadés d'etre dans leur bon droit.
Ce n'est pas facile de manager d'une maniere equilibrée, mais si on ne met pas certaines limites, ç'est très vite transformé en foire par certains.
Ce blog est interessant se serait dommage qu'il perde en lisibilité en laissant l'expression a tout sous pretexte d'expression de soi du soi, 2 sous de soi, etc.


Écrit par : thierry | 10/02/2006

thierry, merci pour la lecon Tu dis que tu aimes bien F, cela se voit par le nombre de messages que tu laisses sur son site, tu te précipite sur la curée des chenilles, attisant la haine, faisant le beau devant cette femme qui tire sur les ficelles ensuite tu viens nous faire la leçon. Merci de ton attitude, grâce à toi, et pour ne pas devenir comme toi, (et pour ne pas gêner anargala) je ne parlerai plus jamais de qui tu sais.

Écrit par : commentaire | 10/02/2006

commentaire you're wellcome

Écrit par : thierry | 10/02/2006

Les commentaires sont fermés.