22/10/2006

La liberté de conscience - un droit sacré, et un devoir

Voici le texte la tribune libre publiée par le professeur de philosophie Robert Redeker dans Le Figaro le 19 septembre 2006. Je ne partage pas toutes ses idées, mais force est de constater qu'aux yeux de nombreux esprits, l'islam remplace aujourd'hui les utopies d'hier. Aprés l'Inquisition, aprés le nazisme, après le stalinisme et le maoisme, l'islam s'affirme chaque jour comme un nouveau totalitarisme. Cela est bien dommage car les civilisations musulmanes ont encore tant de richesses spirituelles à faire partager !

A cause de cet article, dans lequel il se contente de citer l'Encypopaedia Universalis, Robert Redeker et sa famille sont menacés de mort par des islamistes. L'état le protège certes, mais aucun soutient, moral ou financier (il doit sans cesse déménager) ne lui a été accordé par son ministre. Bienvenue dans le monde fabuleux de "l'Education Nationnale"...

Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ?

Les réactions suscitées par l'analyse de Benoît XVI sur l'islam et la violence s'inscrivent dans la tentative menée par cet islam d'étouffer ce que l'Occident a de plus précieux qui n'existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s'exprimer.

L'islam essaie d'imposer à l'Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d'un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l'école, accusation d'islamophobie contre les esprits libres.

Comment expliquer l'interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l'argument avancé : risque de "troubles à l'ordre public". Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l'affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?

Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l'oppression contre les femmes suscite, plus propre à "troubler l'ordre public" que le string. Il n'est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l'islam. Ou, à tout le moins, qu'elle résulte de l'insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s'élevaient contre l'inauguration d'un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s'opposent pas à la construction de mosquées. L'islam tente d'obliger l'Europe à se plier à sa vision de l'homme.

Comme jadis avec le communisme, l'Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L'islam se présente, à l'image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l'instar du communisme d'autrefois, l'islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d'une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd'hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd'hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l'oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.

Dans l'ouverture à autrui, propre à l'Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l'autre doit toujours passer avant moi. L'Occidental, héritier du christianisme, est l'être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l'identique de feu le communisme, l'islam tient la générosité, l'ouverture d'esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.

Ce sont des faiblesses qu'il veut exploiter au moyen "d'idiots utiles", les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d'imposer l'ordre coranique au monde occidental lui-même.

Le Coran est un livre d'inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l'Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D'une part, "Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin".

D'autre part, "Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu'il accusait d'un comportement suspect". Enfin, "après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d'années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages".

Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.

De fait, l'Église catholique n'est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L'Inquisition, la chasse aux sorcières, l'exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l'islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l'Église.

Aucune des fautes de l'Église ne plonge ses racines dans l'Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l'institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d'amour, Mahomet un maître de haine.

La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n'est pas qu'un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au coeur du croyant.

Cette lapidation, s'accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.

Au lieu d'éliminer cette violence archaïque, à l'imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c'est-à-dire l'entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l'islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l'islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.

Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l'islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l'Occident "le monde libre" par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce "monde libre", fonctionnaires zélés de l'oeil du Coran, pullulent en son sein.

par Robert Redeker
Philosophe.
Professeur au lycée Pierre-Paul-Riquet à Saint-Orens de Gammeville



1er octobre 2006

14:09 Écrit par David Dubois dans Islam | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : philosophie, islam, liberte de conscience, redeker |  Facebook |

Commentaires

La liberté... de dire des conneries Il dit quand même pas mal de conneries l'ami Redecker ce qui ne justifie en rien sa condamnation. Tout le monde a droit de dire des conneries.

Si l'Islam et son prophète n’étaient que haine et violence comment expliquer les apports philosophiques, scientifiques et culturels de la civilisation musulmane - et notamment lors de la période andalouse ou sous l'égide des musulmans cohabitaient pacifiquement les trois monothéismes. Il oublie que les livres grecs ont d'abord été traduits en arabe !

Le problème n'est donc pas le texte du Coran (ou la personnalité du Prophète) mais la lecture que l'on en fait.
Celle de Redecker est aussi peu fondée que celle des fondamentalistes.

Le Coran est un livre extraordinaire mais difficile d’accès - il est donc d’autant plus facile d'en extraire des citations pour les colorier à sa guise.

P.S.
En cherchant bien je pense même que tu pourrais trouver des versets pour ta prochaine thèse (après le Shivaïsme du Cachemire et le Dzogchen) :
l’Islam, à son origine, c’est la Vision sans tête…

Écrit par : condor | 22/10/2006

La source de toutes les opinions "Allah est plus proche de vous que votre veine jugulaire" dit le Coran.
Oui, la Vision est à l'origine de tous les textes, et... de tout. Cependant, il y a des interprétations qui en sont plus ou moin directement inspirées. "Mein kampf" représente une sérieuse distorsion. "Le Vijnâna Bhairava Tantra" en est imprégné. L'intérêt de revenir au dzogchen des origines, grâce au travail d'adeptes marginaux comme Keith Dowman, c'est de réaliser qu'on a des amis partout et à toutes les époques. Quel bonheur ! Et quelle joie de réaliser qu'aucune pratique n'est nécessaire, en dehors de l'Attention à cette Absence de visage au-dessus des épaules !

Écrit par : anargala | 23/10/2006

Petites questions en passant J'ai souvent l'impression que ce que l'on admire dans la civilisation musulmane c'est d'avoir été le vecteur de la pensée grec, y a t'il un apport strictement musulman ? ( et est ce que cette transmission est si neutre que cela ? )

Quant à la coexistence pacifique des trois monothéismes la dhimmitude est donc un mythe ? ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Dhimmi )

Quant est il au juste du status des mécréants de mon espèce ? ( même si je ne tue, ni viole, ni vole personne )

Et quand bien même, n'est pas dangereux de voir tant de personnes vouloir régler leurs vies mais aussi nos vies sur un texte qui est difficile d'accès.

j'avoue avoir franchement peur de l'islam ( entre autres confessions ) et donc être au sens propre islamophobe, ce qui ne m'empêche pas d'apprécier le couscous, la chicha ( sans abuser ) et le darkuba ...

Écrit par : jeepy | 23/10/2006

L'islam est-il intrinsèquement violent ? De fait, le Coran comporte des passages qui, pris dans leur "contexte" ou non, alimentent la haine et la violence. De même pour les hadiths, ces propos attribués à Mahomet. Sans parler de l'histoire, ancienne ou récente...
Les Musulmans ont, il est vrai, participés à la transmission des connaissances hellenistiques vers l'Occident. Mais ces textes, d'abord traduits en syriaque, leur furent transmis par des Chrétiens Orientaux. La plupart du temps, cet héritage fut rejeté par les musulmans orthodoxes et majoritaires. Ainsi Avérroes fut-il persécuté. Bien sûr, leurs traductions, n'étant pas basées sur le grec, étaient souvent inexactes, et leurs interprétations étaient biaisées par leur préjugés monothéistes. C'est seulement à la Renaissance que l'Occident a pu entrer en contact avec les manuscrits en grec ancien, suite à la prise de Constantinople par les Musulmans en 1453. L'Occident a alors évolué à ce contact, tandis que l'islam est resté replié sur lui-même.
Ceci étant, il reste possible de changer. Un réveil est toujours possible en islam. Il suffit aux Musulmans d'admettre que le Coran serait la parole de Dieu, mais interprétée par un homme, Mahomet, qui ne fut pas parfait. De plus, il existe des modèles de tolérance et d'ouverture chez des Musulmans pieux, comme par exemple Ibn Arabî et, plus récemment, Abd El Kader.
En attendant, que cela ne nous empêche pas d'apprécier le couscous, la calligraphie, les Mille-et-une Nuits, la musique soufie et la richesses des mille ethnies qui ont embrassé l'islam !

Écrit par : anargala | 23/10/2006

quand tu dits condor "Il oublie que les livres grecs ont d'abord été traduits en arabe !" : tu peut siter tes sources cet information me parrais vraiment discutable, les grec coincé entre les perses qui parlais "le perse" et les romains aprés qui parlais ... de plus on parlera sans doute jamais du pillage de babylone (au sujet des math) quand a la coabitation pacifique on a sans doute oublié que les juifs on deliberement donnée "les clefs" des villes au arabes conquerants, conquete qui c'est fait bien evidement dans la mort...
sans oublié la castration systematique des noirs au magreb ect ect ect... mais a pars ca on peut parler evidement des souffis pacifique en inde mouvement ultra minoritaire...

mais bon j'ai pas la science infuse... ceci étant dit ici ou la je voie des personnes qui se prenne pour des maitres a penser...

sans confronter leurs idées, c'est triste...

maintenant quoi que contient le coran des sages sont issue de cet religion et l'aurais été sans elle..

Écrit par : jenestplusdeprenom | 26/10/2006

Qui a peur de quoi ? Jenestplusdeprenom,

Les traductions ne se sont pas faites seulement à partir du syriaque mais aussi à partir des textes grecs originaux. Par exemple dans le domaine des mathématiques, avec notamment la traduction des Eléments d'Euclide.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Math%C3%A9matiques_arabes
Dans les domaines scientifiques et philosophiques les Avicennes et autres Averroès ont largement contribué à la connaissance du monde grecque par les latins. Pourquoi est-ce que cela dérange ?
Parce qu'alors il devient plus difficile de faire une assimilation entre l'obscurantisme de certains musulmans (ou pseudo musulmans) et la religion elle-même, le Coran ou son Prophète. Ce qui permet de ne pas trop réfléchir et de rejeter tout en bloc pour y projeter ses émotions. Et lorsque l'on ne peut pas mettre en doute la sagesse de telle ou telle et bien l'on va dire qu'il aurait été sage de toute manière. Ce n'est pas l'Islam qui a fait Ibn Arabi il se serait fait en dépit de l'Islam. Lol.
Toutes les lignées authentiques du soufisme remontent au Prophète. Sans Islam il n'y a pas de soufisme (le soufisme n’est pas en dehors de l’Islam c'est le coeur de l'Islam).

Jeepy,

Une petite précision. En disant que le Coran n'est pas facilement accessible je voulais dire de l'extérieur. Sans une érudition ou une pratique du livre. La plupart des musulmans ne savent pas l'arabe mais récite le Coran parce que sa sagesse est aussi véhiculée par la forme du texte. Un peu comme les mantras. C'est pourquoi les musulmans ne seront jamais prêts à le modifier. Je pense qu'ils ont raison il suffit de prendre distance et de l'interpréter. Le problème n'est donc pas le Coran ou le Prophète mais les musulmans, une minorité d’entre eux et l’influence qu’ils peuvent avoir - ou encore des pratiques culturelles que l'on identifie à tort avec l'Islam.

L'inquisition n'est pas la faute du Christ ou des Evangiles.
Ni le terrorisme ou l’obscurantisme actuel celui du Prophète ou du Coran.

Écrit par : condor | 27/10/2006

bien un article de wikipedia est ecrits par des gens comme toi et moi avec leurs default et leur conviction...

des sages il yen as eu avant l'islam, avant le bouddhisme avant le christianisme... d'ailleur toute les religion qui sont issue de createur, le createur n'étais pas "pratiquants" puisque c'est lui qui crée la pratique chercher l'erreur...

ta remarqué quand tu pratique un exercice avec un prof lui est symetrique a toi, il execute parfaitement ses mouvements... mais toi?? (je parle de mouvement, pas de pratique immobile)

le "souffisme" existais t'il avant l'islam, ou c'est plutot une mystique qui a rencontrée l'islam qui a donnée le souffisme???

quand au coran ya des traductions disponible a la fnac c'est pas franchement obscure... (oui je sais il faudrais que je parle arabe...) bo nan maintenant j'ai vue des duel de specialiste pour savoir l'age d'aicha... recement elle a 18 ans LOL sinon dans l'histoire elle a bien 9 ans??... l'histoire on lui fait dire ce qu'on lui veux surtout ici est maintenant, quand tu parle d'emotion notre societe et basé sur ce qu'on appel la "bien pensance"... ce qu'on me disais a l'ecole c'est ce que tu me dits maintenant, cf : "mais ce sont des incompris"...ps : socialiste nan;-) ?

Écrit par : Jenestplusdeprenom | 27/10/2006

Sans prénom et sans tête T'as raison l'ami si on t'a dit à l'école que 2 et 2 font 4 ça doit surement faire 5. Je ne vais donc pas te conseiller de prendre une carte de lecteur dans une bibliothèque.

T'aurais pas perdu la tête en même temps que le prénom ?

Écrit par : condor | 27/10/2006

propos irresponsables condor,

merci de cette précision,

je suis plutot d'accord avec toi pour ne pas confondre l'islam et les wahabites ou les salafistes et encore plus pour ne pas confondre les musulmans avec les terroristes.

J'ai suffisamment rencontré des musulmans très sympas ( soufi ou non d'ailleurs ) et même quelques convertis qui avaient l'air d'y être épanouis.

Ce qui ne m'empêche pas de m'interroger sur la dangerosité d'une "révélation" se prétendant l'unique et seule vérité véritablement vrai.

L'inquisition c'est pas le christ et les évangiles, oui da, mais comme disait le gus "on reconnaitra un arbre a ses fruits" alors même si je le trouve très sympathique, il a peu être fait quelques erreurs de coms. ( ou plutot on lui a fait dire un peu tout ce qu'on voulait )

L'histoire fait apparaitre que les religions sont de précieux outils mais à double tranchant, et peuvent toutes conduires à de graves errements.

Il faudrait peut être s'interroger là dessus et essayer de comprendre pourquoi c'est récupérer par le coté obscur et si on pourrait pas s'arranger pour l'éviter.

Peut être pour s'apercevoir qu'il faudrait délaisser les visions, ême pertinente, sur l'homme au profil des techniques. ( et sur ce point peut être que le bouddha par exemple en avait déjà trop dit )

Bref faut les tenir à l'oeil et essayer de limiter sévèrement leurs pouvoirs de nuisance.

( j'ai été partiellement éduquer par des moines franciscains, je les ai toujours bien aimés mais il m'est vite apparu qu'il valait franchement mieux qu'ils n'aient jamais le moindre pouvoir temporel pour rester cool )( remarque c'est valable pour tout le monde ce truc )

Maintenant je suis tout à fait prêt à discuter ce qui n'est qu'une opinion rendu inquiète par l'actualité.

J'ai certainement pas la science infuse et clairement de gros voiles émotionnels, en plus je suis toujours célibataire ( clin d'oeil à flo ) c'est dire si je suis une jeune irresponsable ...

Écrit par : Jeepy, l'esprit en errance | 31/10/2006

condor, "comparaison n'est pas raison" . etrange comparaison entre des additions et des faits veridique ou pas, la n'est pas la question.. déjà l'histoire est enteré sous des tonnes de sable...

Visiblement on aura pas de debat d'idée... bien à toi
Sur un sujet qui ne merite pas de perdre patiente. ;-)

Écrit par : jenestplusdetete | 31/10/2006

la lettre et l'esprit jenestplusdeprenom,

Es-tu sûr de vouloir discuter ?
Tu me demandes un texte grec ayant fait l'objet d'une traduction arabe (à partir de quoi on été faites les premières versions latines) je te donne les Eléments d'Euclide.
Et tu me parles de Wikipedia !

L'histoire n'est pas une science dure il n'empêche qu'il y a des vérités suffisamment bien attestées. Ne pas le reconnaître c'est la porte ouverte à tous les révisionnismes possibles.

jeepy,

Souvent une religion est inclusive et non seulement exclusive d'une autre vérité que la sienne. Ensuite ces autres vérités sont rejetées à la périphérie. L'Islam par exemple reconnaît les autres religions du Livre, mais le meilleur livre est le dernier.
C'est particulièrement frappant pour les monothéistes mais c'est valable quasi universellement.

Pourquoi s'en étonner ?
C'est normal qu'une révélation se présente comme étant la seule sinon la meilleure. D'abord parce que c'est vrai - relativement à l'endroit et au moment où elle apparaît c'est la plus adaptée, les autres sont souvent dans une mauvaise passe - et ensuite parce que c'est indispensable. Car la majorité des personnes ont besoin d'entendre ce discours, si on leur disait voilà un nouveau chemin ni plus ni moins carrossable qu’un autre ils resteraient sur place. (Ensuite au fur et à mesure du parcours chacun verra que la vérité ne dépend pas du chemin et que d'autres chemins y mènent aussi).

Je ne pense pas que l'on puisse réduire le bouddhisme à un ensemble de techniques, car elles se rattachent à une origine à laquelle le pratiquant doit lui aussi se rattacher pour que celles-ci fonctionnent. Ce rattachement prendra la forme d'une prise de refuge, d'une initiation ou d'une transmission.

Le problème me semble l'ignorance dans laquelle on se trouve par rapport à ce qu'est et ce que n'est pas une religion (au sens large du terme).
Ce qui conduit à s'attacher à la lettre (la lecture fondamentaliste) ou à la rejeter (la lecture anti-religieuse), avec plus ou moins de violence. On passe alors très vite dans le domaine de la projection psychologique (de ses espoirs ou de ses craintes) et de la crispation idéologique ou politique.

Écrit par : condor | 02/11/2006

heu jeepy en fait je ne contestais pas tes ecrits, tout partais d'un differend sur ce qu'avais ecrits condor (que j'est peut etre mal compris c'est sur) ou en gros je disais qu'il fallait etre sage pour interpreté l'islam (le livre), ce qui étais pas forcement la fonction premiers des "specialiste" (la sagesse)..

et que ca me choque pas de dirs qu'il ya eu des arabes sages en dehors de l'islam, c'est pas la religion au sens propres qui rend les hommes de tel ou tel maniere, c'est eux qui ont un but avant d'entreprendre la voie spirituel...

ya eu un quipropos par contre je maitrise mal le sujet c'est sur.
la question que je me posais c'est quand peut on considéré qu'une religion en a rencontrée une autre???

je m'en vais voir ton lien ;-)

Écrit par : jenestplusdeprenom | 03/11/2006

Voyons! Ceci est un commentaire du chapitre islam. On nous oppose « la liberté de penser et de s'exprimer de notre monde libre » au totalitarisme de l’islam. Les valeurs « de douceur de tolérance, de liberté des mœurs » seraient ce qui sépare nos démocraties des idéologies totalitaires. Je précise que je ne suis pas de confession musulmane. Est-ce que l’utilisation à outrance de la fesse pour nous vendre le moindre pot de yaourt est un signe de cette si chère liberté ? Où est la liberté de l’homme ou de la femme qui ne peut échapper, dans l’espace public, à la démultiplication d’images mercantiles à caractère sexuel ? Est-ce là, « l’affichage de la beauté »? Une information univoque reprise par des médias appartenant à un groupe toujours plus restreint d’individus, sans doute la liberté de penser ? (est-ce que je ne serai pas en train de croire à un complot ?). Les affaires de pédophilie (enfin celles qui parviennent à transpirer malgré le contrôle de ces mêmes médias) sont-elles un signe de la tolérance de la liberté de notre cher Occident ? On nous dit qu’avec le christianisme « il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l'Eglise ». On reconnait là l'utopie hétérodoxe protestante. En gros, l'Eglise est pervertie, la solution c’est de purger, d'amputer ce qui est pourri pour retrouver le message originel. N’est-ce pas ce qu'ont fait tous les prophètes en leur temps, face a une religion dégénérée ? La différence, c'est qu'ils ne se sont prononcés qu'à la suite d'une initiation, qui les avaient amenés à une haute réalisation, et, qu’ainsi, ils purent rendre compte directement de la clarté originelle. Donc deux démarches en apparence identiques mais, en fait, foncièrement différentes ; l’une, légitime par un cheminement intérieur, initiatique, l’autre, à rebours et enfermée dans une dualité menant inévitablement à la transmission du ressentiment (le génocide des Indiens d’Amérique du nord par les descendants des colons fuyant eux-mêmes l’Angleterre et ses persécutions). On nous dit qu’à la différence de l’islam, le christianisme et le judaïsme ont refusé la violence. Pas d'histoires guerrières donc dans la Bible? Et les guerres contre les philistins, l’engloutissement de l’armée du Pharaon, la loi du Talion? Quant à l’histoire du christianisme est-il besoin de rappeler, pour ne citer qu’eux, tous les massacres de sorcières, d’hérétiques, des peuples d'Amérique latine, au nom de la lutte contre l’obscurantisme. « L'ouverture à autrui propre à l’Occident qui prend le risque de passer pour faible »? « L’Islam essaie d'imposer à l’Europe ses règles. » Ah bon? L’histoire moderne, le colonialisme, le démantèlement calculé de l’Empire ottoman par les puissances occidentales, leur soutien à tous les nationalismes pour contrer le pouvoir du religieux en terre d'islam leur mainmise sur les ressources pétrolières ; qui essaie d’imposer quoi à qui ? Je ne veux pas revenir en arrière. Je ne crois pas à une religiosité emprisonnée seulement dans le dogme, le sentimentalisme et la morale, et donc coupée de la source. Je ne crois pas plus à l’intégrisme laïc avec son culte de l’individu et de sa liberté ainsi que sa négation de tout principe supérieur. « La liberté c'est faire ce que je veux » ; alors on serait libre de tout sauf de ce « je », de soi-même, et donc, on aurait juste l'illusion d’être libre. Non, ce n’est pas si simple. Les cadres du parti Nazi étaient, pour la plupart, de haut diplômés des universités, de purs produits de la modernité et du progrès. Il y aurait, à la manière du positivisme comtien, différentes étapes d’évolution : pré-moderne (l'Islam, l'Inde des castes), moderne (démocratie), et enfin post-moderne ? Mesure-t-on, outre sa naïveté occidentalo-centrée, le danger de ce genre de conception qui, par son arrogance, est propice à, justement, « faire le lit des terroristes ». Le problème, ce n’est pas la Religion ou l’Idéologie, le problème c'est l'homme qui, prenant la fraction pour le tout, par manque d’orientation, déclare qu’il est dans la vérité et renvoie l’autre à son erreur et son sous-développement. Nous sommes à une époque d’inversion sans précédent qui verra la victoire toute provisoire d'une contre-tradition. Nous renvoyer à une bipolarité: eux/nous, axe du bien/axe du mal, par des amalgames comme celui de l’islam et du communisme, dissone fortement venant de quelqu'un prônant la tolérance mais, encore plus grave, ne peut qu'attiser l'incompréhension et la haine. A qui cela profiterait-il ? Ni à eux, ni à nous... Il faut un certain courage pour déclarer, du haut de son infinie petitesse, au géant borgne : « Mon nom est personne.»...
Merci pour ce blog. Paix, force et harmonie. Jean.

Écrit par : Jean Lavie | 15/02/2009

et cest pas tout suite du commentaire sur le chapitre Islam.il serait encore interessant de voire les similitudes du tantrisme et de lIslam,du symbole de "la petite fille de 9 ans"similaire a laspect inconditionne du Soi: Lalita et le jeu sacre,de lidee de la danse divine.Ou encore du rapport de la shakkina :lenergie divine, et de la shakti.
L'excellence de L'islam n'est pas l'expression d'une superiorite arbitraire mais provient de son statut ultime et donc recapitulatoire de toutes les expressions precedentes de la Tradition.Ainsi on y trouvera par exemple une expression correspondante au wou wei taoiste, le fameux et si mal traduit nonagir,dans le terme Huwa ,nom divin qui eprime laspect dessentialite de non contingence du supreme.En somme si lon se place au point de vue metaphysique,dans son sens premier,les differences ne sont qu'apparentes et secondaires,dues aux necessaires divergences de colorations des expressions de la Tradition selon les epoques et les lieux.Alors que si lon en reste a la seule theologie ou a la seule raison,on retombe inevitablement dans le comparatisme, la partialite et ,suivant ,la condamnation et l'exclusion.D'autre part, on est en droit de se demander ce qui attire l'occidental dans des voies non-theiste comme le bouddhisme ou le tantrisme.Est-ce lexpression de la transcendance impersonnelle?Et alors ,nest-ce pas retrouver la dualite avec limmanence,meme si lon declare que tout est le soi. la seule realisation effective serait alors un "exotisme" ,une recherche de "purete" ,par rapport aux histoires ensanglantees et corrompues qui sont celles des religions monotheistes avec leur concept de personne divine.Ce serait la demarche bien naive,et tres peu non-duelle outre ce quelle temoigne d'une vaste ignorance de la rihesse dexpression de ces religions et particulierement de lIslam pour rendre compte des verites principielles zt invisibles. Paix Force et Harmonie.Jean

Écrit par : jean lavie | 26/02/2009

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