21/05/2007

Dhrupad

Le dhrupad est l'un des genres de la musique classique indienne, basé sur le traité des arts de la scène attribué au sage Bharata (Nâtyashâstra). Son esthétique recherche le maximum d'effets avec le minimum de moyens.

binkari02

 

En plus des liens sur la rudra-vina, instrument à corde typique du dhrupad, disponibles sur la colonne de droite, il est possible de se faire une idée de cette musique et surtout de la ressentir à travers l'un de ses plus grand interprètes, feu Zia Mohiuddin Dagar, grâce au beau documentaire du réalisateur avant-gardiste Mani Kaul. La qualité est médiocre, mais il s'agit véritablement d'un témoignage unique. Dans la première partie, vous pouvez voir le fils de Z. M. Dagar, Bahauddin, qui jouera au théâtre des Abesses avec son cousin Wassifuddin le 14 juin prochain.

Voici un autre extrait, du festival de dhrupad qui se tient chaque année à Bénares. On peut apprécier la diversité des styles. Alors qu'on associe généralement le dhrupad à la lenteur, on peut par ailleurs constater que d'autres écoles de dhrupad que la famille Dagar donnent plutôt dans la rapidité et l'exubérance. Le style vigoureux de la famille Mallik (le chanteur moustachu qui gesticule) fait presque penser au rap.

On voit aussi que le dhrupad est délaissé en Inde. La plupart des disciples sont à présent des Occidentaux, chanteurs ou joueurs de rudra-vina (comme Philippe Bruguière, auteur du site www.rudravina.com).

Cependant, ce genre certes magnifique se caractérique également par un certain sectarisme. Par exemple, Fariduddin Dagar affirme dans une interview qu'il a fait le tour du monde, et qu'il n'a pas trouvé mieux que la musique indienne ("Indian music is so strong, the music of the world is nothing before it. I have toured the world. The depth of Indian music is not seen anywhere else") et le dhrupad. J'avais déjà entendu ces mêmes propos par son neveux à Bénares. Comment peut-on jouer une si belle musique et ne pas être sensible à Bach ou au ney des derviches tourneurs ? Mystère... Toutefois, les frères Gundecha, disciples du même Fariduddin, font montre d'une plus grande tolérance, notamment dans cette belle interview, dans laquelle ils racontent qu'ils ont composés de nombreuses oeuvres pour des poèmes, dont certaines sont de poètes (indiens tout de même !) contemporains. Le dhrupad est donc bien vivant. 

15:13 Écrit par David Dubois dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : dhrupad, rudravina, dagar |  Facebook |

Commentaires

slt jaimré savoir ki est selon la religion indou
le créateur de la vina?dan certain site il dis ke sé parvati et dan dotr le sage narada.pouré tu me répondre stp.envoi moi 1mail sa seré gentil mercii

Écrit par : 000 | 20/01/2008

Les commentaires sont fermés.