08/07/2007

La danse de la yoginî

Le chant, la danse et les arts de la scène occupent une grande place dans les tantras, et cela depuis le shivaïsme ancien, celui des adeptes du Maître des Bestiaux (pâshupatâh).

lion_faced_dakini

 

Cette place centrale se retrouve dans les tantras ésotériques du bouddhisme, dont les pratiques ont été conservées au Népal. C'est ainsi qu'on y trouve les chants des adeptes accomplis (mahâsiddhâh) mis en musique, dans différents modes, ou râgas. Cette pratique est encore bien vivante au Népal, comme en témoignent ces spectacles. Bien sur, les éléments sexuels ont été expurgés (notamment la nudité), mais l'essentiel, me semble t-il, demeure.

Une danse de la yoginî. Notez le chant en accompagnement, remarquablement sobre, et d'un style assez original par rapport à la musique hindoustanie.

Un deuxième exemple de la même danse.

Une danse "des cinq Târâ". On comparera avec cette danse par des nonnes tibétaines.

Vajrapâni, le Gardien des Secrets.

Les Cinq Bouddhas.

La Dâkinî à tête de lion, Singhamukhâ : un exemple de divinité "courroucée".

Et enfin, le ballet des"divinités d'offrande", qui offrent au maître et aux bouddhas seizes délices, à commencer par la danse, la musique et le chant (nritta-vâdya-gîti)

 

 

11:13 Écrit par David Dubois dans Tantrisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vajrayana, yogini, caryagiti, tantra, tantrism, vajrayogini |  Facebook |